L’oeil du Prince

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Fiorentina-Bayern 3-2

Ca va pleurer dans les « gazzettes », ça va chasser l’arbitre, ça va vomir, movioler. Malheureusement pour Prandelli, c’est bien les errements défensifs de sa bande de violets qui laissait à désirer au Stadio Artemio Franchi. Les frères Della Valle ont de quoi se faire un nouveau brushing, ils vont friser, « Vergogna! ». La « Fio » ne connait plus le « clean sheet » depuis plus de sept matches et les deux frappes bataves ont achevé l’émergence complète du beau Jovetic, ce croisement de Rocheteau et d’Isabelle Adjani dans l’été meurtrier.

A noter, le beau jeu en pivot de Gilardino.

Arsenal-Porto 5-0

Tout le monde s’est évidemment allègrement astiqué sur le but de Nasri « un chef d’oeuvre » etc. etc. Or si l’on observe bien le but, on se rend compte de l’incompétence défensive des trois zulus portelais qui l’admirait faire son slalom spécial. La passivité de Raul Meirelles sur l’affaire est absolument consternante. En le serrant bien il ne l’aurait jamais laissé approcher les deux autres défenseurs qui était tout aussi dynamiques dans leur intervention. Et vas-y que je glisse, et moi je vais en profiter pour sautiller. N’enlevons tout de même pas le crédit au jeune Samir, qui a peut-être marqué des points du côté de chez le Boucher.

Les médias anglais gardent certaines réserves sur ce « spineless » Arsenal, pas assez solide et qui aurait pu craquer si Porto avait mieux su profiter des occasions à 2-0.

Manchester United-Milan AC 4-0

La Joconde milanaise

Voilà la démonstration de l’influence que peuvent avoir les bons ou les mauvais choix d’un entraîneur. La clé pour Ferguson, des ailiers incisifs Nani et Valencia, sachant aider en défense quand il faut et centrer pour profiter des faiblesses du jeu aérien milanais. Un milieu axial équilibré avec Scholes et Fletcher, un petit vif qui s’infiltre dans les intervalles (Park), deux tours en défense centrale et bien sûr, un Wayne Rooney ayant considérablement amélioré son jeu de tête (souvenez-vous du match aller).

L’erreur de Leonardo? Faire preuve de naïveté en alignant à Old Trafford 3 joueurs à caractère ultra-offensif qui ne défendent peu ou pas, Boriello, Huntelaar et Ronaldinho sous le seul prétexte qu’on devait remonter un handicap de deux buts. C’était constamment du 5 contre 2 au milieu de terrain, offensivement et défensivement, Flamini et Ambrosini contre Scholes, Valencia, Fletcher, Nani, et Park…

Huntelaar et Boriello n’ont jamais sollicité Vidic et Ferdinand. Inzaghi en moins de 10 minutes a réussi à les agacer…Si il était venu à Old Trafford pour le jubilé de Beckham c’est réussi, pour passer un huitième de finale en ayant perdu 2-3 à la maison? C’est raté.

Real Madrid-Lyon 1-1

Le titre de Marca à 22h48 « Adios Champions, Adios Pellegrini ». Voilà bien le problème de ce club à la merci de cette horde d’abrutis à plume et mémoire courte. Un club à la merci de dirigeants mafieux et vaniteux, qui ont fait l’erreur de ne pas devenir ce que le Barça est devenu en virant il y a de cela 6 ans l’actuel sélectionneur de l’équipe d’Espagne, le génial Del Bosque. Oui, sous les ordres du bon phoque, le Real jouait le plus beau football d’Europe, gagnait la Champions League 2001-2002, gagnait la Liga 2002-2003, éliminait Manchester United en quart de finale et se faisait éliminer en demi-finale par la Juventus aux prolongations. Pas assez bien pour la meute madrilène et le duo Perez-Valdano…7 ans plus tard le Real Madrid, malgré un recrutement de premier rang tombe contre Claude Puel et n’a jamais plus atteint ce niveau de la compétition (Depuis le départ de Del Bosque le Real n’a jamais réussi à atteindre le stade des demi-finales). Lyon a défendu son morceau, très belle deuxième mi-temps et révélation Delgado.

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