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Chelsea-Monaco 2-2 , la main de pas-Dieu
Publié dans: 2003/2004
Par [unknown placeholder $article.author$] - May 6, 2004 - 11:58:00 AM


Ordre de marche

chelsea_monaco.jpg Autostoppeur © UEFA

Le mercredi 5 mai 2004 marque la date de la fin de la République en France. La Monarchie c’est bien plus sympa, retournons nos vestes, portons haut le fanion rouge et blanc de la principauté et embrassons les pratiques du prince supporter. C’est fou comme tout d’un coup l’AS Monaco possède un Kop qui compte plus que 322 spectateurs. L’ASM peut donc se préparer à une opération marketing digne des Bleus 98 (d’ailleurs, en fin de match, on entendait jaillir des tribunes de Stamford Bridge l’horrible tube « on est en finale »)

« C’est un petit clin d’œil qui démontre que l’argent et le pouvoir peuvent être vaincus en football » s’exclame Bernard Challandes (consultant TSR et entraîneur à ses heures perdues) à la suite du match. Je te rappelle que Monaco est une principauté qui n’accueille que les gars bourrés de pognon aspirant à l’évasion fiscale, banane !

Comme vous avez pu et allez pouvoir le remarquer dans mon style rédactionnel, ce soir Subjectifoot va bien porter son nom, car oui, j’ai le blues. Autant Monaco méritait de gagner contre le Real Madrid, autant sur les deux matches contre Chelsea, la balance aurait dû pencher en faveur des Ranieri boys.

Mais bon, tactiquement et techniquement on a vécu un bon match de quarts de finale de la Coupe de France, émotionnellement, un match « extraordinaire » (ave’ l’accent « Challandes » jurassien siouplait)

Le rĂ©dacteur en chef Ă  2 balles – Omar 

 

Chelsea-Monaco 2-2 , la main de pas-Dieu

Dans le monde de Blatter on fait les choses à moitié ; les femmes devraient porter des tenues plus moulantes, par contre on pénalise l’équipe masculine du Cameroun pour en porter. L’on peut utiliser la vidéo pour suspendre des joueurs auteurs de gestes « anti-sportifs », mais aucunement pour les hors-jeu non-sifflés et autres irrégularités sur action de but. Le football est donc définitivement infecté par cette démagogie pseudo-éthique qui prend le dessus sur l’importance du résultat ; un but de la main à la 46eme minute ayant totalement changé la donne d’un match tout acquis par la maison bleue (c’est plus joli qu’une maison blanche)

Première mi-temps : tous les chemins mènent à Roma

Le cœur à l’ouvrage, la bande à Lampard, pour l’occasion affublée d’un Cole bleu, torpilla sans cesse le colysée Romain, qui évita la catastrophe grâce à la maladresse des attaquants anglais (en l’occurrence respectivement islandais et hollandais). Heureusement pour Chelsea, Gronkjaer eut la bonne idée de rater tous ces centres hier soir, et le premier d’entre eux se transforma en un but Ronaldinho-Seamien. Les bières devaient voler dans les pubs du quartier de Stamford Bridge, et pour Monaco, Gallas rêvait d’un univers impitoyable. Terry, quant à lui, se jeta quelques minutes plus tard, dans les pieds de Morientes qui venait de fouetter le ballon sur le poteau de Cudicini. Première alerte pour une défense de Chelsea affaiblie par la décontraction naturelle de Geremi. Petit creux, que la barre, de ce real anglais (Gudjohnsen ayant faim de buts), coupa. S’ensuivit un enchaînement poitrine-volee de Frank Lampard détourné habilement par le gardien monégasque ainsi qu’un raté Raulien de Nando sur une ouverture de l’encore excellent Rothen. Mais Chelsea avait un unique circuit dans l’esprit (one track mind) : gagner par 2-0. C’est donc logiquement que sur une subtile triangulation Lampard tacla le ballon dans le derrière de le filet (back of the net) de Flavio Roma.

Il commençait à faire Friske sur Stamford Bridge et l’horloge affichait la 46ème minute, c’est alors que la barre barra (Streisand) à Morientes, ce qu’Ibarra ne s’embarrassa pas à convertir de sa main gauche. Le fameux but juste avant la mi-temps qui détruit le moral de tout joueur de football normalement constitué.

Deuxième mi-temps : la définition des couilles bleues

Quand un homme a envie de faire l’amour et qu’il ne peut pas, il choppe ce que l’on appelle les couilles bleues. En l’occurrence les blues balls, tellement l’incapacité de conclure des hommes de Ranieri fut navrante. Profitant de cette stérilité anglaise, Morientes, sur une contre attaque, provoqua, grâce à ses feintes, une chorégraphie de la moonwalk Terry-Gallas (et non pas Terry-Gollo), qui lui permis d’enchaîner un une-deux suivi d’une frappe sous le ventre de Cudicini. A force d’être bleues les couilles deviennent molles.
Ranieri venait donc enfin de tourner la dernière page du Roman d’Abramovich

Plus beau geste du match : le grand pont talonné de Joe Cole
Maillon faible : Geremi en Makelele, Gudjohnsen en Mutu

Best of commentaires Platini :

“c’est Colucini ou Cudicini »
« il est bon ce Dallas »
« Il joue plus au Madrid Morientes ? »
« bon centre de machin, belle reprise de la tête de l’autre »
« il fait froid a Porto aujourd’hui »
« tiens, Collina a changé sa coupe de cheveux »
« Il joue au foot Robert Hue ? »



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