| Monaco-Real Madrid 3-1- ou comment Didier a monté Carlos
2003/2004 Par Omar - le rédac à 2 balles - (autres articles du même auteur) Apr 7, 2004 - 2:32:00 PM |
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Ordre de marche
La première journée de CL a donné son verdict. C’est avec grande surprise que Chelsea et Monaco se sont qualifiés pour les demi-finales. Alors que tout le monde hurlait sauvagement leur supériorité respective, les imbattables, Arsenal et le Real Madrid, poursuivent plutôt un chemin parallèle de la « lose »; perdre la Coupe nationale, se faire éliminer en Champions League et garder un espoir pour une victoire finale en championnat (fini le beau triplé pour les deux clubs) Le sur-optimisme des Gunners a donc été fusillé par les blues de Ranieri, et la maison blanche portait bel et bien du noir hier soir. De plus, on peut désormais affirmer qu’Arsène est le roi de l’élimination en quarts de finale de la Champions League.
Mais évidemment la partie qui fit le plus gros audimat en francophonie fut le match Monaco-Real Madrid. Et Subjectifoot ne voulant pas s’aventurer dans l’originalité va vous en conter le déroulement.
Le rédacteur en chef à 2 balles-Omar
Monaco-Real Madrid 3-1- ou comment Didier a monté Carlos
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Une première mi-temps consacrée à l’exercice de conservation de balle et au pressing offensif. Comme Jean-Mi l’a justement remarqué, le Real Madrid réédita ses performances contre le Bayern en mettant beaucoup de pression au milieu de terrain, jouant un tantinet contre nature. Sinon, les beaux dessins géométriques sur la pelouse verte de Louis II furent exécutés avec une intolérable élégance par les Queiroziens. Djuti, comme l’appela Thierry Roland toute la soirée, pris le rôle habituel de Beckham et Borja le rôle habituel de Djuti. Zigo et Fidane alternant leurs côtés afin de dérouter les Monégasques.
Ceux-ci furent effectivement hypnotisés par la valse madrilène pendant une vingtaine de minutes puis s’insurgèrent aux commandes de Rothen, la frimousse dorée et Giuly, le cul dans les crampons. Prso, quant à lui nous faisait penser à un Batistuta en fin de contrat aux Emirats Arabes Unis et Morientes, discret, cachait bien son jeu (mis à part le coup franc bien arrêté par Iker) Mais c’est évidemment au moment ou l’on sentait que Monaco prenait le plus de confiance, que Ronaldo Luis Nazario de Lima jaillit de sa fulgurance pour adresser un caviar a Raul qui ne put s’empêcher d’enrouler le ballon dans le petit filet de Roma. Et alors qu’on se dirigeait vers un tranquille avantage espagnol à la pause, Morientes s’éleva de toute sa longueur pour remettre de la tête une balle que Ludovic Giuly repris d’une volée croisée pour tromper Casillas.
En début de deuxième mi-temps, telle une vierge goûtant pour la première fois au plaisir du sexe, la défense du Real Madrid allait complètement s’effriter sous les coups de boutoirs de la verge monégasque. La rigueur n’était plus au programme, et c’est avec la même élévation d’avant mi-temps, que le renié et prêté Fernando, d’un coup de boule rageur, gela les jambes de Casillas, avant que Giuly n’assomme encore plus les copains de ce même Fernando d’une mini-talonnade.
C’est alors que Thierry et Jean Mimi rentrèrent en scène et que leurs natures chauvines revint au galop, et c’est a coup de « Allez, Allez » ou « olalalala » et encore le célèbre « a gauche, a gauche !! », que je me voyais suivre la fin de la partie. Je croyais revivre le cauchemar commentatorial de la finale de France 98 et me décida au pire…zapper sur la Télévision Suisse Romande.
Cette fin de match éclaira un magnifique joueur : Jerome Rothen, qui ne perdit aucun ballon, ne laissa jamais Zidane se détacher de sa route. Il fut, d’après moi, aussi décisif que Giuly ou Morientes. Elle (la fin de match) éclaira et confirma aussi le déclin de l’empire Raulesque, car bien que l’on critiquera encore Ronaldo pour sa soi-disant transparence, c’est le capitaine madrilène qui aurait pu sauver son équipe à deux occasions (bien qu’il marqua un but de la tête justement annulé), la première fut la plus évidente sur une mauvaise relance de Roma, mais Monsieur Lob voulut encore chercher la lucarne. La deuxième fut à l’image du but qu’il marqua contre le Nigeria en coupe du monde 1998, mais c’est 2004 et Raul n’est plus le même, et reprend la balle de l’os le moins précis…le tibia.
Collina se fit donc une joie de siffler la fin d’une partie qui risque de lui donner un volume médiatique encore plus important, et même si ça m’arrache ma gueule subjective, Monaco méritait sa victoire, car ils ont battu un vrai Real Madrid, égal a lui-même, Beckham en moins.
J’en connais donc un qui va signer un contrat avec la Juve et un autre qui va passer au Queirozene…
Maillon faible du match : Borja ou l’absence de Beckham
Plus beau geste du match : La joie et le but de Morientes
Réactions anticipées d’après-match Monaco-Real Madrid:
« vous avez pris oune branlée aussi ? » Irureta
« Quel con ce Morientes »son meilleur pote Raul
« Quel con ce Morientes » Florentino Peres et tout le staff madrilene
« il est finalement cool ce Morientes » un supporter de l’Atletico Madrid
« Monaco Royal » Le Prince Rainier
« La revanche de Morientes » L’Equipe
« Monaco s’offre les galactiques » Un journal suisse romand
« Allo, Moggi ? » Didier Deschamps
« Allo, Alex, t’as plus besoin de moi pour la fin de saison ? » Queiroz
« Allo Florentino, c’est Claudio » Claudio Ranieri
Arsenal- Chelsea 1-2
Maillon faible du match : Arsene Wenger
Le plus beau geste du match : les larmes de Ranieri
Réactions anticipées d’après match Arsenal-Chelsea
“C’est la première fois que j’ai l’impression d’avoir une petite bite » Thierry Henry
« J’ai vraiment une grosse bite » Makelele
« du pognon, encore plus de pognon » Roman Abramovich
« C’est de la merde, je suis meilleur » Romario
« Qui c’est qui a dit que je ressemblais a Jospin ? » Arsene Wenger
