| Spell Tchèque: République Tchèque – Danemark 3-0
Euro 2004 Par le consultant yugo, Sinitch - (autres articles du même auteur) Jun 28, 2004 - 1:44:00 AM |
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Ordre de marche – Les 12 Salopards
Le grand Koller nous montre sa non-moins grande érection Kollorée (Getty images)
A ce stade là , c’est peut-être encore trop tôt ou trop tard diront certains, mais je pense que la République Tchèque est vraisemblablement l’équipe la plus équilibrée de l’Euro 2004. Ils ne l'ont pas seulement prouvé ce soir, mais aussi tout au long du tournoi. Hormis le talent et la complémentarité, ces joueurs, que l’on va décortiquer pour vous ici, ont aussi démontré de la sérénité et du cran.
Beaucoup d’autres équipes auraient été frustrées d’avoir eu seulement un tiers de possession de balle pendant la première mi-temps. Car il fallait y résister, physiquement et moralement, a la levée des danettes. Cependant, comme dans le match contre l’Allemagne, les Tchèques ont su laisser jouer l’adversaire et attendre le bon moment. Beaucoup de souplesse tactique donc, des nerfs d’acier ainsi que la rage de vaincre, ont permis aux Tchèques de remonter le score lors de leurs trois rencontres dans le groupe D. Ce soir encore, ils ont tenu les Danois, loin d’être mauvais, pour ensuite leur foutre une bonne branlée.
Nous n’omettrons pas non plus de dénoter le travail de Karel Brückner, sélectionneur tchèque, qui a des faux airs de druide, plus Panoramix que Gandalf, gardant aussi une concentration sans faille tout au long du match en effectuant les remplacements judicieux pour le soutien de son équipe.
Petit revue d’effectif subjective pour saluer cette équipe que nous aimerions voir aller jusqu’au bout. Ce qui a été intéressant de découvrir lors de la rédaction de cet article, c’est la moyenne d’âge du collectif qui s’approche de la trentaine (les exceptions sont Rosicky et Baros), preuve d’une expérience notable. Deuxièmement, il est intéressant de constater que la plupart de ces joueurs ont une certaine renommée internationale, ce n’est pas forcément parce qu’ils jouent dans les « grandes » équipes européennes (la plupart sont dans des « petits » clubs, mais généralement en première division des championnats européens) mais parce que, depuis plusieurs années, ils forment, sous le drapeau de leur pays, une équipe soudée, collective, qui a l’air de s’amuser en jouant au football.
Le consultant yugo à 2 dinars, Sinitch Scoralotovitch
Spell Tchèque: République Tchèque – Danemark 3-0, par le consultant yugo à 2 dinars, Sinitch
Petr Cech (Pète-re Tchèque), gardien
Jeune gardien (actuellement au Stade Rennais, aux côtés de notre jeune cracheur national, Alex, engagé récemment par Chelski), grand et vif, il est resté très concentré ce soir, non seulement lors de centres ou corners des Danois, mais aussi lorsque le jeu transitait par lui, ce qui fût le cas très souvent. Il s’est même amusé à énerver Madsen avec un petit dribble à la fin, prouvant qu’il est aussi bon des pieds que des mains.
René Bolf (R-né Bof), défenseur
Dans la parenthèse phonétique j’anticipe les plaisanteries niaises « Bolf c’est bof ». Pourtant ce mec c’est une vraie muraille, physique et mentale, et s’y connaît puisque c’est un vieux renard avec beaucoup d’expérience (30 ans).
Marek Jankulovski (Ma-rèque-y’encule-au-ski), défenseur
Marek n’est pas n’importe qui, ayant fait ses débuts dans le championnat tchèque et jouant depuis quelques saisons à l’Udinese, polyvalent, il y marque régulièrement des buts en évoluant en tant que meneur de jeu.
Tomáš Ujfaluš (To-masse Ouf-jeanalesi), défenseur
C’est un peu dans le style d’un croisement entre l’argentin Almeida et l’italien Cannavaro qu’Ujfaluši surveille ses 16 mètres ; joueur au Hamburger SV en Allemagne, il est clair qu’il possède les deux qualités citées dans l’ordre de marche en abondance – serein mais agressif quant il le faut, il est pour moi le cœur de cette défense.
Martin Jiránek (Marre-de-tintin J’y-rame-mec), défenseur
Jeune défenseur officiant professionnellement à la Reggina en Italie, Martin est non seulement solide et bon dans le jeu aérien, mais il se tape aussi la Miss Tchéquie 2001 (anectode Biétry) – enfoiré va !
Tomáš Galásek, (To-masse Gallas-sec) milieu défensif
Le « porteur d’eau » a faire jalouser Makelele, Galásek (actuellement à l’Ajax en tout cas jusqu'au mois de novembre) doit en bouffer du Galak pour être autant en forme et aurait mérité le prix Dédé (la Desch) du meilleur milieu de terrain ce soir. Vous ne l’avez peut-être même pas remarqué, mais il était partout comme Puff Daddy dans ses clips. Avec un taux de passes complétées d’environ 90%, c’est une des plaques tournantes de cette équipe.
Karel Poborský (Qui-rael ? Pas-beau-a-ski), milieu droit
Agé de 32 ans, Karel n’est pas non plus tombé de la dernière pluie ; c’est un peu le Zizou qui respecte sa position (version Bros) de cette République Tchèque, pour laquelle il officie, actuellement sur le côté droit, depuis plus d’une décennie. C’est un joueur superbe de la grande trempe slave, avec l’œil pour les espaces et un pied en or d’une précision robotique, ce qu’il a encore prouvé ce soir avec l’ouverture qui permet à Baroš de se distinguer sur le deuxième but.
Tomáš Rosický (To-masse Rose-i’ skie), milieu axial
Rosický est le symbole d’une nouvelle génération tchèque, et même si sa dernière saison au Borussia Dortmund n’a pas été mémorable, il a un talent considérable. Rapide, habile avec le ballon, à la fois créateur et buteur (il a marqué 24 buts lors de la saison 1999/2000 quand il était au Sparta Prague), il réalise un Euro de grande efficacité malgré sa discrétion.
Pavel Nedved (Pas-vieille la Niedviède), partout
Faut-il encore qu’on vous présente le ballon d’or (le dernier)? Le Tibor Kovacs Tchèque (32 ans) est l’épine dorsale de cette équipe, possédant dix fois plus d’inspiration et de la rage de vaincre qu’un pitbull dont il s’est imbibé à l’âge de 2 ans en tombant dans la marmite de Bruckner. Il n’a pas encore marqué dans ce tournoi, mais la latte hollandaise se souviendra longtemps de lui. Il est aussi l’auteur de la délicieuse ouverture sur le troisième but de la partie.
Jan Koller (Sé Pas-juste), attaquant
Géant mais pas vert car quand même bien mûr du haut de ses 31 ans, Jan est l’une de nos cibles humoristiques favorites car il n’est pas vraiment beau gosse. Pourtant, comme l’a si bien fait remarquer le collègue de la TSR ce soir, il sait jouer au ballon du pied et de la tête. La dernière est surtout précieuse en attaque (il ouvre le score sur un corner de Poborský) mais aussi en défense, ce qui est en soi une belle illustration de la solidité et de l’abnégation qui existent dans ce collectif. Je crois que Koller était présent dans ses propres 16 mètres lors de chaque corner et coup franc danois, et a gagné beaucoup de duels précieux. Je garderai un beau souvenir de lui suite a ce match, plus précisément au moment ou il célèbre son but face à la camera…C’est enfin juste
Milan Baroš (Milan Je-ne-sui-pa-rui-baros), attaquant
Malgré la souffrance de nombreuses blessures cette saison, Milan est quand même à la fin de ce match le meilleur buteur du tournoi avec 5 réalisations, sans penaltys. Sujet d’un croisement subjectif prochain, l’attaquant de Liverpool (il ne manquera surement pas d’offres plus alléchantes cette saison) a de la vitesse et de la classe! Quels putains de buts, pichenette et frappe du gauche décroisées!
Marek Heinz (Marré-que Heintze), milieu
Mention honorable pour ce milieu très talentueux qui me rappelle un peu Rivaldo car il donne aussi un peu l’impression de porter des raquettes et non des chaussures, tellement le ballon a l’air de suivre les ordres de ses pieds. Remplaçant idéal pour un attaquant (ce qu’il fût ce soir) c’est un milieu dangereux capable de marquer des buts autant sur coups francs qu’en action de jeu. Notre collègue de la TSR a raison de bien l’aimer, mais il faudrait changer de disque et arrêter de nous parler de son « passage raté » en Allemagne parce que ce mec n’a rien d’un raté, contrairement a certains énergumènes qui ont le culot de passer à la télé.
