De Subfoot.com

12 mai 1976
Publié dans: Le coin du lecteur
Par [unknown placeholder $article.author$] - Feb 8, 2006 - 12:16:00 AM


Théâtre :

 

« Mercredi 12 mai 1976 » ou l’Art du football stéphanois.

 

Par S.

 

12 mai 1976. Un brouhaha de voix, des écharpes vertes et un terrain de football. Flash-back dans le stade d’Hampden Park un soir de coupe d’Europe?

 

Non, soirée dans un petit théâtre parisien, plein pour l’occasion. Une pièce qui parle à tous les fans de foot et "adulescents" de France : souvenirs d’une finale de coupe d’Europe entre Saint-Etienne et le Bayern de Munich qui a le goût de la nostalgie. Comme les malabars qui sur la pelouse figurent les gardiens de but.

 

Avant même d’entrer « sur le terrain », le décor est posé. Une fois son billet acheté on peux écouter au choix : les commentaires du match, les témoignages sur le thème du «Et vous, que faisiez-vous le 12 mai 1976» ou les opinions des stéphanois sur leurs joueurs préférés. « l’ange vert » Rocheteau dans sa coccinelle noire est l’idole de celles qui ont été des jeunes filles en fleur.

 

On entre. Quelques écharpes donnent le ton. Dans les « gradins », on n’est pas vraiment venu voir une pièce mais écouter les témoins d’une époque qui nous a fait vibré. Les anecdotes s’enchaînent dans la bouche des trois acteurs. Pour donner une ambiance, celle d’une ville qui, dans les années 70, ne vivait que par son équipe de football. Avant que les défaites mais aussi la fermeture de ManuFrance et des mines de charbon ne viennent clore une époque.

 

Sur scène, les acteurs évoluent dans un décor de jeu d’enfant. Produit vaisselle, éponges et jeu de carte -verts-  sont les supporteurs qui se déplacent au rythme du match pendant que se déroulent la vie des fans. De la difficulté à trouver des dessous verts pour les filles aux vitrines des pâtissiers dont les devantures sont envahies par les ballons en chocolat et les stades fourrés de crème pâtissière, tout le quotidien des fans y passe.

 

On ressort un sourire aux lèvres. Quand le football se veut art, le résultat est sûrement meilleur sur un terrain. A défaut d’avoir vu un grand moment de théâtre, on aura rendu hommage à une équipe magnifique. Et la prochaine fois on ira peut-être dans le chaudron pour y retrouver de vraies sensations de football plutôt que de faire une plongée très bobo-pseudo-intello dans les limbes du passé.

 

 

"Mercredi 12 mai 1976", de Corine Miret & Stéphane Orly.



© Copyright 2009 by Subfoot.com