| Luca qui?
Liberatemi! Par Lorenzo Fanfani - (autres articles du même auteur) May 9, 2006 - 10:52:00 PM |
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J’ai une grande passion pour le basket. Je suis un fervent et comblé supporteur de la Climamio Bologna dans le championnat italien et un fan entêté et souffrant des Golden State Warriors dans la Nba. Je suis ce sport avec excitation et parmi les nombreux aspects qui me plaisent il y a le côté statistiques. Je me precipite tous les matins sur www.nba.com pour regarder combien de points a marqué Jason Richardson et comment évoluent mes deux petits rookies prometteurs et je suis ravis d’apprendre quand un joueur a établi un nouveau record.
Volonté, détermination, motivation, ambition sont l’essence même du sport. Le dépassement des autres aussi et par conséquent le dépassement de soi-même. Toutes ces qualités sont propres à Luca Toni, l’exemple parfait du joueur qui a vaincu ses faiblesses, qui a abattu ses limites. Pour réaliser un record fantastique. Toni est un garçon simple, un garçon normal.
Luca Viola
Un attaquant qui étonne parcequ’il n’a rien d’une star bien qu’il en soit devenue une. Il n’a pas le génie de Totti, il n’a pas le charisme de Del Piero, il n’a pas la classe de Schevchenko. Il n’a même pas de ‘nom d’artiste’ ce qui a obligé ses tifosi à organiser un referendum pour choisir un surnom sans qu’une décision claire n’ait été prise. Il n’a pas fait son entrée sur la scène majeure du calcio par la grande porte puisqu’il y est arrivé à 24 ans, ce qui est relativement tardif, sous le maillot du Vicenza. En trois ans, dont les deux succéssifs avec Brescia, il a marqué 24 buts en 75 matches ce qui veut dire un but tous les trois matches : bien, pas extraordinaire.
En 2003 ce grand gaillard d’un mètre 94 pour 89 kilos s’est remis en question et a accepté l’intriguant challenge que lui a proposé le président de Palermo : faire monter en première division un des clubs avec le plus de supporteurs. La contrat a été rempli en une saison et durant son séjour de deux ans en Sicilia, Toni a fait courtcircuiter les compteurs avec 50 buts en 80 matches. Cela lui a valu les attentions des grands clubs et la première convocation en Nazionale. Personne n’a compris pourquoi Zamparini a décidé alors de le vendre mais la Fiorentina n’a pas perdu l’occasion de l’acheter. Ce qui semblait être une bonne affaire est devenue au cours de ce championnat l’affaire du siècle...
Ou en tout cas du demi-siècle puisque ça faisait 47 ans qu’aucun joueur n’avait atteint en serie A les 30 buts en une saison. Un Record avec un ‘R’ majuscule car depuis 1959 et les 33 buts d’Angelillo sous le maillot de l’Inter le calcio a beaucoup changé et marquer autant dans un championnat comme celui italien semblait impossible. 30 goals (avec le ‘Soulier d’Or’ à la clé) pour 10 millions d’euros! Le rapport est des plus incroyables. Lui qui généralement exulte avec la main à demi ouverte qui pivote de gauche à droite à côté de l’oreille, comme pour demander
Luca Azzuro
‘’C’est pas fou ce que je viens de faire ?’’, n’a pas pu s’empècher, dimanche, de changer ses habitudes et d’indiquer avec les pouces l’arrière de son maillot. Le numéro 30, ovviamente. Avait-il eu une prémonition cet été ?!?
Excellent de la tête, ce qui lui permet d’être toujours dangereux sur les coups de pieds arrêtés mais aussi de jouer en pivot, il a appris sur les terrains rugueux de serie C a bien défendre la balle entre ses longues jambes puissantes. Il sait frapper des deux pieds et comme il l’a prouvé plusieurs fois cette saison il est capable de buts acrobatiques ce qui ne l’empêche pas d’avoir une caractéristique extrèmement appreciée par les entraîneurs, la générosité pour prêter main-forte aux milieux. Son nom, LUCA TONI, a moins d’appeal que ceux de Ronaldinho, d’Henry ou de Rooney mais son efficacité n’a rien à envier à celle de ses plus illustres collègues. Il compte bien le prouver en Allemagne. Avec notre bénédiction!
