| Une coupe du monde sans passeport no 2
changer les règles Par Iznoalambra - (autres articles du même auteur) Mar 24, 2005 - 10:32:00 PM |
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De retour d’un week end passé en amoureux avec ma princesse du côté de Venise, je naviguais encore ce lundi matin au rythme des gondoles et au goût des vongoles. Le retour avec fly baboo étant tout de même plus agréable que de subir les grèves des chemins de fer italiens. Je n’avais donc aucune excuse valable à faire valoir du côté de la Direction de la rédaction concernant un éventuel retard ou une fatigue du à un wagon lit sans air conditionné.
Mon dernier séjour en Côté d’Ivoire du côté d'Abidjan (voir article http://www.subjectifoot.com/artman/publish/article_263.shtml) n’a pas du tout plus au Calife Omar,
Le rédacteur en chef de retour de Malaysie
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il a bien compris, le bougre d’âne que cet interview de Drogba était un faux grossier. Pourtant je m’étais bien fait aidé par quelques amis ivoiriens, histoire de rendre le texte crédible et les expressions plus vraies que natures. J’avais soupoudré le tout d’un érotisme léger afin de tromper le goupil qui sommeille dans le Prince Omar mais rien ne peut le tromper…
Lundi 09h00, j’arrive au boulot, frais comme une sardine vénitienne, un dauphin en verre soufflé sous le bras pour mon chef adoré et la gazetta dello sport du dimanche pour le consultant yougo afin de lui monter que le football ne se joue pas seulement à Stamford Bridge… Pour le webmaster de l’Atlas, une dédicace de Yannick Paratte (journaliste de la TV suisse romande qui donne de l’urticaire au webmaster) encadrée avec une place pour le prochain Real-Barça pour un commenter le match en duo. Et enfin pour le sociologue, un ongle de Casanova retrouvé dans sa cellule du Palais des Doges.
Les 12 travaux d’Hercule m’attendaient dans cette rédaction aussi calme qu’une ruche au mois de juin.
« Izno ! » De la porte d’entrée j’entends le rédacteur en chef hurler mon nom comme je traite le chien de mon abruti de concierge. J’hésite à rebrousser chemin devant le son qui sort de cette bouche à l’haleine rendue fétide par le mezze du Dimanche passé chez Maman.
« Tu vas me faire le plaisir de me composer avant jeudi la plus belle équipe que le Qatar aurait pu
Clovis Cornillac avant le prix Jean Gabin
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avoir si la Coupe du monde se jouait sans passeport ou si Troussier avait réussi son fameux coup de la naturalisation par l’argent tenté il y a de cela deux ans. »
Le calife Omar fait référence à l’article du sociologue subjectif qui se prend de plus en plus pour BHL avec ses airs de noble sorti de Chambord un soir d’été (http://www.subjectifoot.com/artman/publish/article_196.shtml) et qui a eu la merveilleuse (…) idée de donner la possibilité, du moins théorique, à des nations réputées faibles du football mondial de devenir un jour au moins championnes du monde. La Suisse a eu l’immense honneur de faire les frais du premier essai, le Qatar semble être le second cobaye de cette expérience subjectifootesque.
Entre nous, l’intérêt réside surtout dans le fait de pouvoir retrouver l’espace d’un paragraphe les joueurs que, par inadvertance ou alcoolisme, nous avions oubliés. Quant à l’initiative de Troussier de rendre Qatari Lamine Sakho ou encore Edouard Cissé, elle est morte dans l’œuf, noyée par le Sepp toujours prompt à étouffer les initiatives que ses lieutenants et sponsors ne trouveraient pas rentables.
Pendant que le consultant serbe ricane, que le webmaster se gausse et que le sociologue m’ignore, je m’efforce de mettre sur papier les souvenirs que j’aie des quelques stars internationales passées par Doha depuis deux ans.
« Chef ? Les joueurs qui ont failli aller jouer au Qatar, ça compte ? »
« Et mon cul, c’est du poulet ? »
Le Calife ne semble pas prêt à la moindre concession. Négociation impossible, l’avenir s’assombrit.
Soyons stratégiques. Nous ne jouerons pas dans un 4-4-2 trop défensif, on manquerait de défenseurs de classe internationale. Notre système de jeu sera un 3-4-3 tout à fait novateur qui devrait ravir ceux qui cauchemardent depuis l’été 2004 et les victoires successives de la Grèce et de Porto.
En attaque, j’élimine d’entrée Kaba Diawara (Bordeaux PSG entre autres) qui malgré un passage à Arsenal, n’a pas réussi là où depuis Ian Wright, les attaquants se régalent comme un gamin dans une flaque. Les internationaux africains Titi Camara (ASSE, OM, Liverpool) et Pious N’Diefi ne passeront non plus pas la rampe. Camara-Wolfarth c’était quand même quelque chose dans les années 1990 du côté de Geoffroy-Guichard…
J’élimine aussi John Utaka ou encore Andrei Kanchelskis qui fit les beaux jours de ManU de 1991 à 1995
Même Mark Hughes n'y croyait plus
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avec Canto (titres 93 et 94 plus gagnées depuis 1967 !), d’Everton, de Florence (où il joua avec Toldo, Morfeo, Rui Costa, Schwarz, Oliveira, Edmundo et Batistuta quand même), puis de City, Rangers pour se perdre au Qatar en 2003.
Je passe également sur Christophe Dugarry qui malgré ses titres de champions du monde et de chouchou d’Aimé Jacquet ne m’a jamais fait rêver. Je reconnais le palmarès extraordinaire, je ne me lève pas la nuit pour me remémorer ses coups de coude. Exit Ali Daei (Al Sadd avant Arminia Bielefeld), malgré ses 100 buts en matchs internationaux. Exit aussi, Pascal Nouma, sans raisons.
Non l’attaque sera sud-américaine. Gabriel Omar en 9 pour l’ensemble de son œuvre comme canoniere et pour le sentiment qui perdure qui fait ressentir à ceux qui aiment le football que ce joueur n’a pas eu les titres qu’il aurait du obtenir. Seule la Rome a su lui donner un scudetto et la Fiorentina quelques lignes de plus à un CV bien mince. Mais sans lui, le président Viola aurait eu quelques années de moins de gloire dans les gazettes florentines et Totti n’aurait peut-être jamais été champion d’Italie. Le football est ainsi fait que Guivar’ch est champion du monde et Batistuta champion d’Italie. Pourtant Dieu sait qu’elle était belle cette équipe argentine en 1994 et en 1998… A relire absolument, le portrait du rédacteur en chef (http://www.subjectifoot.com/artman/publish/article_279.shtml) auquel je n’ajouterai que deux lignes à savoir que Gabriel Omar a commencé sa carrière aux Newells old Boys avec Sensini, Pochettino, Gamboa et Berizzo, ce qui a du lui apprendre à lever les jambes à l’entraînement et a croisé au River Gustavo Poyet l’uruguayen, le chouchou de Chelsea pendant des années.
Passons, passons avant de faire du footnostalgie. Avec Batistuta, Caniggia s’impose, lui qui a fait tous les clubs de la terre (River, Hellas Vérone, Bergame, Rome, Benfica, Boca Juniors, re-Bergame,
"The Passenger"
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Dundee, Rangers pour enfin atterrir au Qatar) et qui a marqué Italia 1990 de son empreinte et de sa rage en éliminant l’Italie en demi-finale et le Brésil de Careca et Alemao en huitièmes. Ce type mérite un portrait sans aucun doute. Il était encore présent à la Coupe du monde 2002. C’est un monstre.
Enfin, pour le rédacteur en chef, pas d’équipe sans Sonny Anderson, le magicien des Charmilles, du Vélodrome, de Louis II et de Gerland. Pour cette fois, je lui ferai une infidélité en pensant au Romario d’USA 1994 et à celui de Barcelone et d’Eindhoven, qui faisait peur à n’importe quel défenseur en Europe. Sur 5 mètres, c’est le joueur le plus rapide et le plus fin des 20 dernières années. Le brésil aurait-il été champion du monde avec lui en 1998 ?
Ces trois s’entendront.
Au milieu, le choix sera plus équilibré. Edmundo est tentant mais l’attaque ne va pas beaucoup travailler défensivement et Edmundo aime par moment plus donner des gifles que courir après le ballon. Trop risqué.
Un milieu en losange avec Guardiola en 6, Mario Basler à gauche, Ali Bernabia à droite, Ronald de Boer pour soutenir Guardiola et Effenberg comme général d’escadrille.
Je te tiens, tu me tiens, pas la barbichette,...
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Guardiola, non pas pour ses deux saisons à l’AS Rome et à Brescia mais pour ses 11 ans au FC Barcelone lors de la décennie glorieuse des blaugrana (90-01) avec entre autres six titres de champion d’Espagne et bien sûr la Coupe des champions (1992). Basler pour sa créativité et ses titres avec Brême et le Bayern. Bernabia pour le souvenir qu’il laisse encore dans la fabuleuse équipe de Monaco de 1997 avec Henry et Anderson parmi tant d’autres. Enfin Ronald de Boer pour le devoir et Effenberg pour sa rage et son titre en ligue des champions en 2001 avec le Bayern. De plus, il a déjà joué avec Batistuta (1992-1994) à Florence.
Je mets sur la touche Belmadi malgré ses sélections en équipe d’Algérie.
En défense, cinq joueurs me sont offerts : Desailly, Leboeuf, Frank de Boer, Taribo West et Fernando Hierro.
Milan 1994. Desailly au top
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Leboeuf écrit dans le Times mais n’a pas la carrure des autres. West est tout de même un niveau en dessous. Nous reste Desailly pour son inénarrable carrière en club et en sélection. Frank de Boer pour sa dureté de défenseur et ses transversales sur Berkamp. Enfin Hierro pour ses nombreux titres avec le Real, sa classe et sa fierté dans la tempête.
Seul le gardien pose problème. Qui à part Mohammed Saqr, le gardien de l’équipe nationale du Qatar ? Personne. C’est mon point faible mais il saura élever son niveau de jeu.
Saqr- Desailly,Hierro, F.de Boer-Benarbia, Guardiola, R. de Boer, Basler, Effenberg-Caniggia, Batistuta, Romario.
