pendant ce temps là à saint-etienne
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A Saint-Etienne, moins d'une semaine après les inondations environnantes, les sols gorgés d'eau ont pris 90 minutes de repos. Et le mythe Vert et Blanc a reprit la corde. Dès les abords du stade, le décor est posé... C'est dans un silence de cathédrale, seulement dérangé par les murmures d'une conversation feutrée à 24 005 spectateurs, mais sans cri ni chant, que le 24 006 ème et dernier d'entre eux a prit place dans les tribunes. « Il faut les comprendre » explique un stadier, « après les matchs de Marseille, Lorient et Grenoble... ». Les supporters, assis, assistent à l'entraînement en faisant la moue... à une exception près : Janot, attendu par beaucoup comme titulaire dans les cages, et informé plus tardivement que son concurrent au poste de sa place sur le banc, reçoit des acclamations recherchées. L'ovation pour le petit portier du Forez clôt l'échauffement... et les sifflets qui accompagnent Roussey à la présentation des équipes par le speaker annoncent l'imminence du début des lices !
Strand, n°6 du RBK, court poignées d'amour aux vents
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A l'entrée des joueurs, le silence est rompu. Tifos et chants sont de retour... de quoi galvaniser une équipe dont on imagine qu'elle ne vit pas mieux ses déboires que ses supporters... La clameur des tribunes réveillées et les assauts vifs des Verts n'entament en rien l'installation des norvégiens dans le match, sitôt l'orage des premières minutes passées. Plus rapides dans le jeu collectif, physiques sur les impacts, les joueurs de Rosenborg font le jeu... De quoi réjouir les quelques dizaines de supporters du club de Trondheim qui sont venus encourager les leurs si loin de leurs bases. En pull pour les plus frileux d'entre eux, on imagine qu'ils apprécient de visiter ce « sud » où les premiers froids se font pourtant sentir.
Le froid, justement, est d'autant plus vigoureux que le match est rugueux et, les Verts, en demi-teinte, bousculés par une équipe dont on comprend difficilement qu'elle ait finie si mal classée son championnat domestique (5ème). Les tribunes se raidissent, et le rare bonheur d'une joute européenne laisse place aux doutes et à la frustration des mauvais résultats accumulés depuis le début de la saison.
La première mi-temps connaîtra donc une série de perles d'encouragements :
pendant que Viviani est visiblement perturbé par « l'affaire Janot », et marque de nombreuses hésitations dans ses sorties, le Kop Sud entame un « Jérémie Janot » propice à accentuer la fébrilité du portier forézien, et le Kop Nord n'oublie pas de siffler plus d'une fois son gardien...
entendu dans la bouche d'un supporter témoin, de ceux-là qui vous pourrissent un match à vous hurler des conneries dans les oreilles (les « putain » et les « bordel » ont été enlevés) : 5 « fainéant », 3 « va au but », 1 « allez tout de suite là », 1 « y'à qu'à les descendre au bout d'un moment ils comprendront », 2 « reste debout », 1 « regarde moi ça ! Arrêtez de tomber ! », 1 « ça me rend dingue » et, quand même, 1 « dommage ».
sur un score de zéro à zéro somme toute plutôt positif défensivement après une mi-temps au rythme imprimé par Rosenborg, peu connu pour prendre des colliers de buts, le public accompagne de sifflets le retour aux vestiaires des siens.
clara morgane adore le jeu des attaques - contre attaques
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Dans cette configuration de match, c'est les tribunes qui se soulèvent... dès qu'un milieu de terrain a la balle et se met dans le sens du but, ce sont des couloirs qui s'ouvrent devant lui : couloirs pour faire des passes et lancer les copains, couloirs pour avancer et tenter de prendre l'avantage balle aux pieds, avant de donner à un coéquipier qui aurait prit l'intervalle !
Autour de la 55ème, les Verts poussent, les tribunes suivent, dans un boucan qui sonne bon l'ambiance des grands soirs de football.
dernis, celui qui pourrait être ton beau frère
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Les faits de la 57ème minute résumeront à merveille la seconde période. Devant le but norvégien, Payet frappe. Rosenborg récupère et porte le danger devant le but stéphanois. Heureux qui, comme les défenseurs de Sainté, affrontent des adversaires dont les buteurs ont les pieds carrés ! Sainté récupère à son tour, non sans une goutte de sueur qui lui glace encore l'échine et, vite, si vite, quelle qualité de contre, remonte le terrain. Au milieu, Ilan donne à Dernis lancé sur le côté gauche. Driblle digne de Berbatov, passe dans la foulée en direction de... Ilan, qui a poursuivi l'action. Contrôle, frappe enroulée dans la surface de réparation. Clameur et hauts le cœur, Sainté ouvre le score d'un match âpre et riche en occasions.
68ème, bis repetita : grosse alerte sur le but stéphanois. Contre. Payet temporise et offre un but à Machado, plein de sang froid et qui, en bon lutin, s'est prit pour le fils de Dieu et a utilisé la main pour emmener le ballon. Les tenants de la vidéo jurent leurs grands dieux. Ah le mythe de la perfection !
Les 20 dernières minutes baissent doucement d'intensité, à mesure que Rosenborg, en fin de saison, s'étiole physiquement. Mirallas en profite et, sur son premier ballon après avoir remplacé Gomis, ouvre son compteur en pays forézien. Le temps que les norvégiens, vraiment pas chanceux, tapent un poteau et l'arbitre sifflera la fin du match.
A la rue en championnat, largement leader dans une poule européenne où Valence à lâché un match nul à la maison face aux danois de la capitale, les joueurs de Roussey sont, finalement et à leur manière, comme leur public, assez versatiles. Qui changent sans cesse, les joueurs de résultats, le public d'opinion, d'impression, de jugement. Une vraie histoire de foot, en somme.
fatou diome
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"Malheureux celui qui vit sa gloire dans le regard versatile du public" a écrit Fatou Diome... une conclusion en forme de conseil aux oreilles de présidents bien vite oublieux des succès printaniers.