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Celestini est vivant
Publié dans: espagne
Par [unknown placeholder $article.author$] - May 14, 2007 - 8:24:00 PM


Le week end a été 100% troyen. Soyons clairs. Tout le monde se fout comme de l’an 40 du licenciement -sans le dire- de Jean-Marc Furlan, l’homme qui réveille ses joueurs à 2 heures du matin pour un jogging. Furlan, par orgueil, prend les devants et adresse un doigt d’honneur à son courageux Président en claquant la porte.

 

Le week end est troyen mais ne se passe pas à Troyes.

 

Vous l’avez sûrement lu en long et en large, Alain Perrin s’empare de la coupe de France au nez et à la barbe de l’OM qui l’avait viré avec du goudron et des plumes voici quelques années. Ca aussi, tout le monde s’en fout. Ribery n’avait qu’à offrir son maillot à l’arbitre s’il voulait gagner la coupe. Dommage que lui-même et Nasri ne continuent pas à jouer ensemble l’an prochain, on en aurait bien repris une louche.

 

Ni Furlan, ni Perrin. Alors quoi, un article sur Danjou ? Trop court. Sur Philippe Mahut (1976-1978) ? Trop vieux. Sur Niang (1999.2003) ? De peu. Sur Rothen ? Trop blond. Sur Karim Ziani (2001-2005) ? Ca aurait pu, il a des pieds. Sur Damien Perquis ? Sur qui ? Sur Gigliotti ? A voir (http://www.youtube.com/watch?v=kDGaH8Lwx1Q )... .

 

Non, pour poursuivre la recherche entamée avec  le premier « Mettomo est vivant Â» (http://www.subjectifoot.com/artman/publish/article_609.shtml ), Subfoot.com se met à la recherche de ceux qui ont fait une partie du championnat de France tout en restant des seconds couteaux. Bref, votre site web préféré ( ?) se met en chasse des acteurs de série B, des VIP qu’on recherche pour « la Ferme Â», les ratés, les rejetés, les moqués mais ô combien nécessaires à la vie médiatique comme à la vie footballistique. Qu’à cela ne tienne, ils seront glorifiés par le prochain film de Quentin Tarantino.

 

Fabio Celestini comme commence sa carrière au Lausanne Sports aux côtés d’Oscar Londono (ca ne vous dit rien ? Moi non plus), Marko Pantelic (un petit effort, c’est la chèvre du PSG) ou encore Lorik Cana (et oui, il y a une vie avant le championnat de France).

 

celestini.jpg Le fameux coup de nuque de Lausanne

Alain Perrin, entraîneur adjoint à Nancy, vient parfois passer ses longs weekends romantiques au bord du lac Léman. Il découvre Fabio Celestini et sa moustache lors de quelques gentilles parties de football du côté du stade olympique (véridique) de la Pontaise. Entre deux courants d’air, il observe que le joueur a la même démarche que Robert Pirès mais de loin pas le même contrat. Il l’emmène à L’ESTAC pour deux saisons où le club de l’Aube se révèle sacrément efficace.

 

L’OM, découvreur et dévoreur de talents mais incapables de les soigner signe en 2002 l’entraineur, qui prend dans sa valise l’international suisse. La première saison est brillante puisque l’OM se qualifie pour la ligue des champions, ce qui vous en conviendrez ne lui arrive pas tous les jours. Drogba n’est pas encore là.

 

La seconde est curieuse. Alain Perrin se fait jeter pour une sombre et peu claire histoire de mÅ“urs et « Iznogoud Â» Anigo sentant le potentiel gigantesque de Didier Drogba prend la place toute chaude laissée vacante. Bonne pioche, puisque si l’OM fait peur au Real à Madrid en match de poule, il se fait tout de même éliminer de la coupe aux grandes oreilles. Toutefois, le club sudiste atteint la finale de la coupe de l’UEFA contre Valence.

 

Vous le savez comme moi, l’OM ne gagne plus ses finales depuis celle de 1993 (1999, 2004 en UEFA, 2006, 2007 en coupe de France) et Didier Drogba part rejoindre le crachin londonien été 2004. Fabio Celestini fait moins de bruit mais part aussi, pour une saison du côté de Levante puis direction Getafe.

 

Je vous mets au défi de me trouver un joueur de l’effectif de Getafe que vous connaissez. Les aficionados du club ne sont pas invités à jouer à ce jeu stupide. Si, vous en releveriez peut-être un seul: Abbondanzieri, l’international argentin, venu monnayer une coupe du monde allemande frustrante.

 

Et Bernd Schuster me direz-vous. Vous avez raison, le bon vieux Bernd attend patiemment la mise au placard de Frank Rijkaard pour venir mettre ses valises et ses moustaches du côté de la Catalogne. En attendant, après avoir dirigé Celestini à Levante, il ne peut plus se passer de lui et le pousse à le suivre à Getafe. Bonne pioche puisque Getafe est assuré d’être européen l’an prochain.

 

Etonnant, non cette habitude qu’ont les entraineurs de Celestini à l’emmener avec eux dès qu’ils prennent le large. Celestini, c’est un peu l’Emerson de Capello, le Mourinho de Robson, le Tintin de Pascal Sevran, toute proportion gardée.

 

Pourtant, lors de son départ de l’OM en été 2004, on le croyait bel et bien fini. Perrin à la rue, il n’avait plus d’ange-gardien capable de mettre en lumière son leadership au milieu de terrain. Celestini chute et doit sérieusement s’accrocher après un euro 2004 où le sélectionneur suisse confirme la descente aux enfers du joueur en lui préfèrant Johan Vogel le futur ex milaniste. La coupe du monde en Allemagne se fera sans lui.

 

schuster.jpg Bernd fête la victoire en espagnol. En allemand, il faut les deux mains

Mais, ne pas porter la croix blanche sur l’estomac ne signifie pas la fin du jeu et dans le stade petit Alfonso Perez (14'400 places) il prend son pied tous les dimanches contre les plus grands joueurs de la planète. Eto’o lui donne son maillot au Nou Camp et Gaucho à Getafe. Cela suffit au bonheur de ses enfants.

 

Concernant le sien, il voit sur le terrain du Nou Camp, Messi mettre un but d’anthologie (http://www.submove.com/view_video.php?viewkey=8c97020180038fddb8e2 ) lors du match aller (5-2) et il participe à la magistrale fessée (4-0), donnée au retour aux stars catalanes ( http://www.submove.com/view_video.php?viewkey=6b9478bb0512f0a43028&page=1&viewtype=&category=mr ). On s’en contenterait.

 

Dans cette optique, contre le FC Séville, à Bernabeu, Celestini disputera sa cinquième finale de coupe depuis le début de sa carrière (trois avec Lausanne Sports, une avec Marseille), Gageons qu’il fera tout pour la gagner. Perrin pense déjà à lui pour l’année prochaine.

 

Vive la coupe!



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