La récré et les recrues au crible : l'OL
france
Par Subfoot - La Rédaction (autres articles du même auteur)
Aug 25, 2009 - 1:03:20 AM

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Allez, filons, car il est temps, quand bien même le mercato n’est pas fini, quand bien même les sauces ont ou n’ont pas encore pris, revenons sur les mouvements de l’été et dressons l’inventaire et le jugement d’une période estivale qui met les clubs dans les starting blocks !

 

Honneur pour la Ligue 1 à celui qui a marqué de son empreinte la décennie passée, et qui ne semble pas disposé à passer le relais plus d’une année. L’Olympique lyonnais de JMA dans les mailles du filet, c’est sur Subfoot.

 

Les cendres de l’année passée

 

L’OL est un club étrange… Après sept saisons de razzia permanente sur le plan national, à faire passer la Ligue 1 pour un championnat bananier, le pensionnaire de Gerland est tombé du trône sans broncher plus que ça…

 

Mais qui lâche le pouvoir sans rogner ?

 

Deux hypothèses de réponse, complémentaires :

pelcuhe.jpeg une peluche plus qu'un félin

-        d’un côté le dominateur vacillant qui ne retrousse pas les babines quand on le détrousse a davantage des airs de peluche que de félin, ce qui revient en sport à dire que le compétiteur a cédé la place au poète décérébré ;

-        de l’autre le dominateur qui ne rechigne pas à passer son tour semble porter les yeux au-delà de la ligne d’arrivée la plus proche… et n’est il pas en train de travailler déjà à d’autres objectifs, ainsi qu’il arrive à des tennismen de lâcher un set pour accélérer dans le suivant ?

 

C’est peu dire que la saison dernière est une saison à oublier pour l’OL. Cependant que les lyonnais sont passés entre les gouttes de manière admirable (aucune crise de leadership interne en vue), les résultats en berne ne font donc même plus de fumée… à tout le moins médias et supporters se font frileux et promettraient presque qu’ils seront rassurés au printemps prochain, comme prêts à tirer sur un échec comme on fête une victoire (au cas où) !

 

Le cahier de vacances du club

 

L’OL a joué son rôle sur le marché des transferts :

-        vendre avec plus value en tant que structure marchepied : la vente de Benzema n’aura surprit personne de la part d’un club qui s’était déjà séparé, premiers transferts symboliques à l’époque, de Maurice et Giuly, pépites formées au club ;

-        acheter les joueurs internationaux d’un calibre inférieur aux tout meilleurs : ainsi que l’achat de Lisandro poursuit ceux d’Anderson et de Junhino qui, n’ayant pas de place dans les effectifs des plus riches adorent les clubs outsiders en Ligue des Champions ;

maurice.jpeg autant florian que maurice
-        tenter quelques coups à risques calculés : l’épisode Keita n’aura pas eu le même succès que le pari Malouda… Gomis va-t-il retrouver son niveau d’avant l’Euro 2008 ?

 

L’OL a joué ce rôle dans un timing tout excellent. Sans badiner avec les bonnes affaires qu’on peut réaliser dans les dernières minutes d’un mercato, et puisque l’été est la saison où se préparent la saison et une équipe, il est surement préférable de passer les dernières semaines du mois d’août sans les soucis d’un Damien Comolli ou les perspectives de Laurent Blanc qui a passé juillet et août à perdre Chamakh et le garder !

 

Ambition ou vanité ?

 

Ardue, la question ! La hauteur des investissements consentis indiqueraient plus logiquement les chemins de l’ambition, d’autant que Puel n’est pas homme à gonfler la poitrine. Pour autant et quoique le début de saison lyonnais affiche des ententes prometteuses, les interrogations sont nombreuses : la défense et le milieu défensif ne renouent toujours pas avec l’impression de puissance et de solidité des grandes années passées… et l’arrivée de Gomis, de Cissokho et de Bastos sont des paris avant d’être des renforts (à la différence de Lisandro), pour lesquels donc, seuls les matchs donneront la teneur.

 

Si le départ de Benzema n’aura pas d’incidence ni sur le jeu ni sur les résultats du club, celui de Junhino est une secousse dont il est difficile a priori de mesurer l’onde de choc… positive ou négative !

 

L’OL n’est pas un ogre comme les autres, assurément. Cependant que sont vives les questions qui entourent le groupe pro, l’entité OL, elle, continue d’avancer. Olivier Sadran a beau jeu d’indiquer que le trésor de guerre de la levée de fonds de l'entrée en Bourse est entamé, l’amendement de Juillet qui fait des projets de Grands Stades d’éventuels projets d’intérêt général est une pierre d’angle déterminante dans la stratégie de développement du club.

 

Année après année, l’OL paraît toujours franchir les étapes. Doucement, surement. Sans faire le félin. Reste à ne pas reproduire une fin de saison de peluche.