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Gallas, las, blablabla
Publié dans: gros plans
Par [unknown placeholder $article.author$] - Nov 22, 2008 - 9:47:07 AM


Ça sort today, tomorrow ou yesterday, ça porte le nom thématique de biographie, et d'auto sans doute, quoiqu'un tiers sûrement a prêté sa patte et donné de ses mots et de sa syntaxe pour confier un style à ceux et celui de Gallas, William, dont il est question ici.

William Gallas, ça sonne façon « Braveheart » comme nom, ça respire les champs de bataille et la foule qui se dresse, la sueur des longues courses et le bleu des coups francs ou vicieux. William Gallas a des attributs de grand, au-delà de son nom.

Ici, trois paragraphes font état des choses et de mauvais esprit.

Premier paragraphe : Gallas.

gallas_om.jpg
De mémoire, le gars surgit aux yeux du foot sous le maillot olympien de la méditerranéenne Marseille. Bien sûr, l'affaire a démarré plus tôt, mais les détails du SM Caen ne sont pas la coutume des observateurs (tout de même, SM, c'est beau, non ?) et moins encore, à cette époque, les anecdotes de Jérôme Rothen qui ne valent pas un livre. Gallas apparaît à l'OM dans sa version « blason à redorer » en bonne voie. Latéral ou central, le défenseur, pourtant jeune, s'avère brillant et tape à l'œil, tout de talent, d'abnégation et de sobriété. Faire la paire avec Blanc vous classe un défenseur. Gallas fait plus que l'affaire, il est à la hauteur et s'envole pour Chelsea, rejoindre des ambitions que l'OM a du mal, d'une saison à l'autre, à cibler sérieusement.

Gallas devient international pendant son séjour chez les Blues et, devenu un cadre chez les Bleus, signe pour Tonton Wenger, le bon patron d'Arsenal qui, avec le temps, ressemble de plus en plus à une sorte de Guy Roux, dans sa version « english business ». Mieux sapé, plus coincé, voilà qui fait l'english side d'une carrière davantage bankable (pour le côté business) que celle de l'éleveur de foot sponsorisé par les poulets de Bourgogne. Soit, passons.

Gallas, William donc de son prénom, héritier du trône de 1998, sort today ou tomorrow, à moins qu'il ne sortait hier !, un livre qui parle de lui. Quoi de plus normal, direz vous, qu'une célébrité parle de soi et se tire le portrait ? A trente ans passé, un footballeur est effectivement en instance de divorce d'avec le terrain, quoiqu'on en pense de bien, de mal ou qu'on s'en moque prodigieusement, c'est donc sans doute l'heure adéquate des bilans ?

D'autres s'y prennent beaucoup plus tôt pour écrire leur mémoire. Bien leur en prend... les chiffres angoissants de la maladie d'Alzheimer incitent à réaliser l'exercice le plus tôt possible, par précaution !

Deuxième paragraphe : Las, Gallas n'en peut plus.

mere_dun_petit_con_1.jpg surement la mère d'un de ces petits cons
Déjà à l'Euro, un petit con avait piqué sa place à Henry dans le bus. Et le même avait eu des mots, pas piqués des vers, envers Gallas.
Quelques mois plus tôt, Gallas a poussé une gueulante à Arsenal et, ensuite, certains joueurs ont remis en question son capitanat et son autorité.
Gallas n'en peut plus : le même qui pique les meilleures places dans le bus l'a rejoint du côté d'Arsenal pendant l'été. Et les jeunes se rebiffent de plus en plus.

Alors Gallas pète un câble, et comme il est Sir Gallas, héritier de la couronne de 1998, ex titulaire de mage Mourinho et chef des unités d'élite d'Arsenal, quand Gallas, las, atchoume, ça fait un pataquès du diable qui traverse les frontières aussi facilement que les titres et l'argent dans le clearing.

Jusqu'aux confins de la presse gratuite et payante d'Irlande, où le foot est pourtant relégué au rang numéro x des sports, le « royaume anglophone » couvre l'info du jour, vendredi 21 novembre 2008 : « Gallas lashes out », « Gallas launches attack on team-mates »...

Après Nasri, Van Persie, Eboue et Sagna sont dans le viseur de Sir William, qui balance que les jeunes ne sont pas « brave enough in battle ». Il poursuit : « I think we need to be soldiers. We have to be warriors. (...) Even though they (Arsenal's young players) have played a certain number of matches, they're still young and still learning. »

Autant de déclarations de la part d'un ex capitaine qui paraît amoindri au sein du groupe, quoique influent encore, qui tranchent, dans le genre sorties peu sereines, avec le flegme tout briton du coach alsacien d'Arsenal.

Troisième et dernier paragraphe : Blablabla !

rothen_1.jpg ça, c'est le livre de rothen
C'est là qu'intervient le mauvais esprit, le troisième paragraphe qui, une fois les constats présentés, certes non sans touches parcimonieuses de moquerie qu'on croira volontiers d'esprit !, bâtit le pont entre les deux premiers et trace, en toute perversité, les contours d'une dynamique commerciale hors pair, voulue ou de coïncidence soit elle !

Voulue, et la stratégie est sublime, maligne, cynique à souhait, quoique ... grossière. Et s'agit il d'un hasard, la rencontre involontaire et imprévue des calendriers d'une sortie de bouquin et d'une déclaration à la presse britannique, d'un hasard avantageux et, somme toute, pareillement grossier.

Faut il disserter plus loin une fois que telle interrogation est posée, qui révèle une rythmique de l'opportunité peu amène d'attirer la sympathie mais faite, à n'en pas douter, pour faire tinter la monnaie avec les cloches de Noël ?

Au demeurant, ça n'enlève rien au joueur. Et, surtout, comment ne pas fermer les oreilles sur des observations qui fleurent bon des constats que Socrate et Platon en leur temps échafaudaient déjà, quand ils s'inquiétaient de la nouvelle génération et de son peu de respect pour l'ancienne ?

Sir William sort un livre et, pour ceux qui ne le sauraient pas, pousse une gueulante. Jérôme Rothen n'a qu'à bien se tenir.



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