Faites de beaux rêves, le mn/mn de France-Espagne
international
Par Thierry Pellet, vacataire isolé - La Rédaction (autres articles du même auteur)
Mar 4, 2010 - 12:14:42 AM

Préliminaires : TF1 teste un nouveau système de présentation des équipes. Gainsbourg est en plein phare, ça fait des « psschouts », pour marquer l’avancée technologique. Arsène reste de marbre ce qui, pendant des préliminaires, est mauvais signe.

Hymnes : C’est l’occasion d’en finir avec les analyses de Wenger. Elles humaient forts le cours de Sciences Physiques de monsieur Lennuyeux, du lycée De la Barbe, à Grenier sur Yseure.

Dire que cependant monsieur Besson, ministre du raccourci, prend un plaisir fou pour des raisons obscures aux tambours et aux trompettes. Mais c’est un autre sujet.

La composition des équipes : Escudé-Ciani en charnière centrale. Une grosse cote au 1er janvier 2010. Impossible n’est pas français. C’est la charnière de ce soir. L’Espagne fait tressaillir Jean-Michel Larqué, qui n’y voit que du grandiose : pour le plaisir de son incohérence, on se prend à rêver d’une Espagne qui se plante le ballon dans le pied !

Début de la rencontre : La pelouse ne ressemble pas à la coupe de Puyol, et inversément. Le maillot de l’équipe de France est regardable.

6ème : Wenger précise que Fabregas a perdu deux ballons, ce qui est très rare pour lui. Belle illustration de ce qu’une expertise n’a pas vocation à intéresser. Dans la foulée, Gourcuff dribble un joueur sur un mauvais contrôle : que faire de la règle de Platini sur l’importance du contrôle ? Pondérer ? Je commence à divaguer.

Bientôt la 10ème : Tous de blancs, les preux bleus sont entrés dans le match avec un ton d’avance. Mais Arsène a trouvé le temps de placer qu’Arsenal était un grand club à l’instar du Real. L’expertise n’a pas vocation à être objective.

13ème : Henry est vieux, mais il court plus vite que Xabi Alonso, mais il centre en sortie de but. De la difficile articulation du verbe et du jeu. Du difficile intérêt d’un match.

20ème : Ça y est, l’Espagne s’engage. Et ça paie vite... Deux minutes dans le match, et un but. Villa prend dans le dos la paire Ciani-Escudé. Impossible n’est pas français.

Fin de la mi-temps : A la 30ème, Evra a laissé trainer un pied dans la figure d’un espagnol. Notre meilleure occasion de mettre les rouges à terre. A la 45ème, la France encaisse un deuxième but. Pour faire un exploit en deuxième mi-temps, tous les ingrédients sont là. Malin, le Raymond.

A la mi-temps : Wenger analyse : « L’Espagne récupère très vite la balle et profite de ses occasions ». L’expertise n’a pas vocation à inventer l’eau chaude. Raymond pousse plus loin : « Ils exploitent bien les ballons qu’on a mal géré ». Question : à partir du moment où les experts s’enchainent et n’inventent pas l’eau chaude, faut il faire l’hypothèse qu’on leur demande exactement cela ?

Début de la seconde mi-temps : Jean-Michel trouve que Sergio Ramos a tendance à souvent laisser trainer le pied. Arsène complète, « il fait des fautes bêtes ». Le match suit son cours et Ribéry est à l’image des Régionales : peu à l’aise à droite.

53ème : De fait, Ramos met à terre Evra. Sagna marmonne dans ses tresses : « C’est qui le petit garçon ? »

63ème : Senna rentre. Prost tremble derrière sa télé. Les minutes passent. A la 70ème, Wenger résume le match : « Ils sont patients ». Et moi de moins en moins avec l’âge. Je chate.

79ème : Le poteau de Casillas sonne au milieu de peu de vie, sur une tête de Malouda. Pour l’heure, et malgré cette occasion, il n’y a pas vraiment de match entre l’équipe espagnole et les joueurs français (le singulier opposé au pluriel est volontaire, je souligne). Wenger a beau dire qu’il y a plus d’implication, on a du mal à s’impliquer depuis son canapé. L’expertise n’a pas vocation à englober toute la réalité.

Fin du match : Allez, dodo. Et bons espoirs : en 98, la France, souvent championne des matchs amicaux, enchaine les performances à hauteur de matchs nuls ennuyeux qui font crier aux loups à l’encontre de Jacquet. En 2006, Domenech et ses anciens rappelés vont en Allemagne cependant qu’on leur prête de n’avoir plus d’espoir que de sauver la face… Son « rendez vous en finale » fait sourire tout le tour du ballon. En 2010, c’est du pareil au même. Les Bleus manquent d’âme. De quoi rêver.