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	<title>subfoot &#187; les héros</title>
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	<description>Experts en jardinage since 2003</description>
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		<title>Iker Casillas</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 15:59:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MAC</dc:creator>
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L’Espagne, grande nation de football, a vu naitre de nombreux prodiges sur  ses terres comme  Zubizarreta, Raul Gonzales ou encore le  barcelonnais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2445" href="http://www.subfoot.com/?attachment_id=2445"><img class="alignleft size-medium wp-image-2445" title="Casillas" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/Casillas-300x233.jpg" alt="" width="300" height="233" /></a></p>
<p>L’Espagne, grande nation de football, a vu naitre de nombreux prodiges sur  ses terres comme  Zubizarreta, Raul Gonzales ou encore le  barcelonnais Xavi Hernandez. Mais comment ne pas évoquer Iker Casillas,  certainement le meilleur gardien de tous les temps.</p>
<p>Née en 1981 à Mòstoles, dans la banlieue Madrilenne, Iker Casillas est un  pur produit de « la casa blanca ». Iker a éblouit dans toutes les classes de  jeunes au Real avant de rejoindre l’équipe première lors de la saison1998- 1999. Il sera alors la doublure Bodo Illgner. La saison suivante « San Iker »  va profiter de la blessure du portier allemand pour s’installer dans les buts  merengués. Lors de cette même saison 1999-2000, Iker Casillas alors âgé de 19 ans devient le plus jeune gardien à gagner une finale de ligue des champions. Le real s’était imposé 3-0 au stade de France face à son homologue espagnol, le FC Valence.</p>
<p>Par la suite le natif de Madrid va être critiqué pour son inconstance et va en même temps perdre sa place au profit de César Sanchez.</p>
<p>La finale de la ligue des champions 2001-2002, sera un véritable tournant pour lui. Alors que le Real mène 2-1 à une demi heure du terme de la partie, Cesar Sanchez se blesse. Casillas rentre alors en jeu et réalise tout simplement une fin de match énorme et contribue grandement au sacre de son équipe.</p>
<p>En évoquant cette finale comment, en tant que francais, ne pas se faire plaisir :</p>
<p>Comme vous l’avez compris, suite à cette finale, Casillas s’installa définitivement dans les buts madrilènes.</p>
<p>La saison 2007-2008 a été certainement la plus fructueuse pour le gardien merengué. En encaissant seulement 32 buts, il obtient le seul trophée Zamora de sa carrière. Ce dernier récompense le gardien ayant encaissé le moins de but en championnat. Durant cette saison il figure également dans l’équipe-type UEFA et FIFA.</p>
<p>Lors de l’été 2010 avec l’arrivé de José Mourhino et le départ de Raul,  « El Angel de Mostelos » est promu capitaine.</p>
<p>Avec 588 matchs à son actif, il est tout simplement le gardien le plus capé de la « Casa Blanca ».</p>
<p>Maintenant que nous avons vu son parcous avec le Real madrid, nous allons nous interessé à son rayonnement avec la « roja ».</p>
<p>Casillas a connu sa première selection à l’age de 19 ans contre la Suède. Il va ensuite participé à l’euro 2000 et la coupe du monde 2002 en tant que remplacant. Mais encore une histoire de blessure va lui donner sa chance. Il va alors remplacer Canizares, blessé, à partir des Huitièmes de finale de la coupe du monde 2002. Lors de ce match, Iker s’illustre notamment en arretant deux penaltys lors de la séance de tirs au but face à l’Irlande.</p>
<p>Lors de l’Euro 2008, en l’absence de Raul, Casillas se voit confier le brassard de capitaine et remporte le trophée. L’histoire va également se repeter pour la coupe du monde 2010.</p>
<p>Iker Casillas est tout simplement un monument en Espagne, il est le joueur le plus capé de l’histoire de la roja</p>
<p>Anecdote : L&#8217;histoire veut également que quand il était petit, Casillas a oublié de jouer le ticket de loterie sportive que son père lui avait confié. Celui-ci avait pourtant correctement prédit les 14 résultats du jour et ce jour là, la famille manqua de gagner 1 million d&#8217;euros</p>
<p><strong>Palmarès :</strong></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">En club :</span></em></p>
<p>-       Champion d’Espagne (2001, 2003, 2007, 2008)</p>
<p>-       Copa del Rey (2011)</p>
<p>-       Supercoupe d’Espagne (2001, 2003, 2008)</p>
<p>-       Ligue des champions (2000, 2002)</p>
<p>-       Supercoup UEFA (2002)</p>
<p>-       Coupe intercontinentale (2002)</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Equipe nationale :</span></em></p>
<p>-       Vainqueur du championnat d’Europe des moins de 15 et 17 ans (1995, 1997)</p>
<p>-       Vainqueur de la coupe du monde des moins de 20 ans (1999)</p>
<p>-       Vainqueur de l’Euro (2008)</p>
<p>-       Vainqueur de la coupe du monde (2010)</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Distinction personnelles :</span></em></p>
<p>-       Trophée Zamora (2008)</p>
<p>-       Gant d’or (2010), <em>meilleur gardien de la coupe du monde</em></p>
<p>-       Membre de l’équipe type UEFA et FIFA (2007, 2008, 2009, 2010)</p>
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		<title>Roy Keane</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 12:58:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Othman Azzeddine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gros Plan]]></category>
		<category><![CDATA[les héros]]></category>
		<category><![CDATA[ordre du jour]]></category>
		<category><![CDATA[irlande]]></category>
		<category><![CDATA[manchester]]></category>
		<category><![CDATA[roy keane]]></category>

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L’Irlande. Ce pays a traversé des époques sombres, de la grande pénurie de pomme de terre à la main d’Henry [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2338" href="http://www.subfoot.com/?attachment_id=2338"><img class="alignleft size-medium wp-image-2338" title="roy-keane" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/roy-keane-300x187.jpg" alt="" width="300" height="187" /></a></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p>L’Irlande. Ce pays a traversé des époques sombres, de la grande pénurie de pomme de terre à la main d’Henry ce fameux soir de novembre 2009. Mais durant ces années difficiles, le peuple irlandais n’a jamais perdu cette folle rage de vaincre et cette fierté dominante. Justement un homme est le parfait exemple de ce mélange si explosif,  mais si fantastique… C’est bien sur Roy Keane.</p>
<p>Roy Keane débute sa carrière en Irlande évidemment, chez les Cobh Ramblers ou ses tacles ravageurs ont tout de suite ébloui les dirigeants de Nottingham Forrest, son premier véritable club. Après trois années pleines, une finale de Cup en 1991 et une première apparition en équipe nationale. Il signe à Manchester United après la relégation des Tricky Trees en 1993. Son transfert est évalué à environ 4 millions de livres, ce qui constitue une transaction record pour United. Dès son arrivée, il doit déjà faire oublier son illustre prédécesseur Bryan Robson, jeune retraité. En 1994, il découvre la compétition par excellence : la Coupe du Monde aux Etats-Unis. Il aide l’Irlande à atteindre les huitièmes de finale et permet à sa nation d’affronter les Pays-Bas. Mais les Bataves remportent le match et éliminent par la même occasion les Men in Green.</p>
<p>Apres le départ d’Eric Cantona, Roy Keane hérite du brassard de capitaine de Manchester United en 1997, lourde responsabilité a priori pour le natif de Cork… Au contraire, cela le transcende et il vaut mieux avoir un irlandais transcendé dans son équipe que contre ( Alf Inge Haland s’en rappelle encore)*. Mais une blessure au genou l’éloigne des terrains pendant une grande partie de la saison et par conséquent, les Red Devils orphelins de leur capitaine ne gagnent aucun titre durant cette triste saison 1997-1998. Roy Keane effectue cependant un retour triomphant l’année suivante en 1999, année mythique pour n’importe quel supporter munichois, euh mancunien pardon. 1999 est synonyme de triplé pour la bande de Ferguson, FA Cup, championnat et bien entendu Ligue des Champions ou Manchester remporte cette finale après deux buts dans les arrêts de jeu. L’année 1999 est le couronnement pour Roy Keane malgré deux grosses déceptions, un carton rouge le prive de finale de Cup, et pire encore un carton jaune reçu en demi finale de Ligue des Champions lui fait manquer l’apothéose de la finale.</p>
<p>Roy Keane n’en finit plus d’impressionner, il est élu meilleur joueur de Premier League par ses pairs après une saison 1999-2000 ou il marque 12 buts dont 7 en Ligue des Champions. Keane remporte encore deux titres de champions en 2001 et 2003, il fait parti désormais des plus grands joueurs de l’histoire de Manchester United. Malheureusement, sa belle histoire avec les Red Devils se finit par une rupture de contrat a l’amiable le 18 novembre 2005. Roy Keane paye sans doute ses critiques virulentes a l’encontre de certain partenaires après la lourde défaite de Manchester face à Middlesbrough (4-1). Roy Keane finit sa carrière au Celtic Glasgow ou il remporte le championnat ainsi que la coupe d’Ecosse en 2006.</p>
<p>Roy Keane fait parti des grands joueurs de l’histoire du football ainsi qu’une  figure marquante de Manchester United. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Sir Alex Ferguson, voyez plutôt… : « Roy Keane a été un serviteur fantastique pour Manchester United. Le meilleur milieu de terrain du monde de sa génération, il est déjà une figure marquante de l&#8217;illustre histoire du club. Roy a eu un rôle central dans les succès du club au cours des douze dernières années ».</p>
<p>Merci pour tout Roy.</p>
<p>*Roy Keane tacla sévèrement le malheureux Haland qui stoppa sa carrière juste après.</p>
<p><strong>PALMARES :</strong></p>
<ul>
<li>Champion d&#8217;Angleterre en 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001 et 2003 avec Manchester United</li>
<li>Vainqueur de la Coupe d&#8217;Angleterre en 1994, 1996, 1999 et 2004 avec Manchester United</li>
<li>Vainqueur du Community Shield en 1994, 1996, 1997, 2003 avec Manchester United</li>
<li>Vainqueur de la Ligue des Champions en 1999 avec Manchester United</li>
<li>Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1999 avec Manchester United</li>
<li>Champion d&#8217;Écosse en 2006 avec le Celtic Glasgow</li>
<li>Vainqueur de la Coupe de la Ligue écossaise en 2006 avec le Celtic Glasgow</li>
<li>Meilleur joueur de Premier League (PFA Players&#8217; Player of the Year) en 2000</li>
</ul>
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		<title>Evènement exceptionnel: Luis Figo jubile à Genève le samedi 13 juin 2009</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 12:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>El Consultan iberico</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gros Plan]]></category>
		<category><![CDATA[les héros]]></category>

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		<description><![CDATA[Grâce à Gamasport, agence d&#8217;organisations d&#8217;évènements footballistiques basée à Montreux, Genève (plus particulièrement le Stade de la Praille), accueillera Luis Figo et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2377" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-2377" href="http://www.subfoot.com/?attachment_id=2377"><img class="size-medium wp-image-2377" title="figo" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/figo-300x225.jpg" alt="luis figo" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">luis figo</p></div>
<p>Grâce à Gamasport, agence d&#8217;organisations d&#8217;évènements footballistiques basée à Montreux, Genève (plus particulièrement le Stade de la Praille), accueillera Luis Figo et une brochette de noms prestigieux (Mourinho, Capello, Seedorf et Chivu entre autres) ce samedi 13 juin 2009, pour un jubilé caritatif au bénéfice de la fondation Luis Figo et la fondation G4, toutes deux oeuvrant pour le soutien des enfants défavorisés. Les lecteurs de subfoot sont vivement encouragés à se rendre à ce match en l&#8217;honneur d&#8217;un maître décrit il y a trois ans, de manière unique par David Cap notre consultant espagnol. Ecrit en Septembre 2005, ce portrait intervenait au moment où Luis Figo quittait le Real Madrid pour l&#8217;Inter Milan.</p>
<p>L&#8217;orgueil de Luis, par David Cap</p>
<p>(Date de parution originale, 1er septembre 2005 sur subfoot.com)</p>
<p>Le 5 août 2005, Luis Figo annonçait qu’il allait désormais faire ses courses, ses dribbles et ses centres à l’Inter-marché de Milan, le seul club au monde capable de proposer à ses clients des chèvres d’Argentine, des melons français, de la crème uruguayenne, du bœuf brésilien, du flanc serbe, et donc aujourd’hui, de la gomina portugaise.</p>
<p>Peu commentée, la fin de carrière programmée de Figo dans l’équipe patchwork de Moratti ne pourra que combler ses détracteurs, qui y verront là une preuve supplémentaire de la tendance au mercenariat d’un joueur aux chevilles surdimensionnées.</p>
<p>Il faut dire que le portugais n’a jamais rien fait pour dissiper une image de nanti soupe et lait et prétentieux, un rien antipathique. Quand un Zidane ou un Ronaldo, par leur humilité pathologique ou leur joie de gamin, ont toujours su faire oublier les aspects plus ambigus de leur carrière, Luis quant à lui s’est construit de ses pieds un destin de mal-aimé, même chez lui, au Portugal. Si une sorte de respect résigné accompagne ses passes décisives ou ses raids dans les défenses, c’est toujours un cri étouffé de haine qui s’élève à chacun de ses plongeons le long de la ligne de touche, après avoir voulu faire le dribble de trop et s’être encastré dans les abdominaux du défenseur adverse. Et comme en plus le bonhomme maîtrise comme personne l’art du croche pied…ne cherchons plus, dressons la guillotine. Les lignes du CV de Luis sont écrites à l’encre de la rancœur.</p>
<p>Finaliste humilié par un streaker culé lors de l’euro portugais, icône de la génération perdue du football portugais, sempiternel second d’un Barcelone miné par les luttes intestines, plus gros transfert de l’histoire bien vite supplanté par celui de Ziz le marseillais, galactique madrilène toujours cité en fin de liste du bout des lèvres, ballon d’or immérité glané au dépend du même Zidane, sanctionné pour deux coups de tête, cette fois sans ballon. Figo, c’est encore le traître au fait de sa gloire qui  est passé à l’ennemi ancestral, quittant sans états d’âme un navire blaugrana sabordé par sa propre incurie. Pis après tout, Figo, quoi, soyons sérieux deux minutes, ça reste un toss.</p>
<p>Pourtant, ce serait bien mal connaître notre bon Luis que de le réduire à une vulgaire caricature de Ginola lusitanien. L’homme comme le joueur est beaucoup plus complexe et intelligent pour s’accommoder du simple rôle de la tête de turc. C’est au forceps et au talent qu’il a su s’extirper de la rancune des supporters, un jour à Lisbonne, l’autre à Barcelone, et bientôt à Madrid, pour se construire un palmarès éloquent et un rôle de leader dans les différentes équipes auxquelles il a participé. C’est par son ego monstrueux et ses dons que Luis Figo a su collectionner les actions Playstation et récolter les honneurs et les trophées tout au long d’une belle et pleine carrière, qui va s’achever dans le crépuscule des néons des magasins Armani qu’il affectionne tant.</p>
<p>Car le beau Luis est un véritable enfant de la balle, un adepte du dribble sauté, un génie du centre au cordeau, un maître du débordement en un contre un, un orfèvre de la passe dans l’intervalle, un nettoyeur de lulu hors du commun. Un savant mélange de milieu offensif et d’ailier, ayant régné sans partage sur sa moitié droite du terrain, semant la terreur lors de chevauchées opportunes à gauche et au centre, dès que l’espace se libérait.</p>
<p>Avec Luis, rien n’est impossible, rien n’est jamais perdu. Ce n’est pas que vous y croyez, non, vous avez bien vu qu’il est tout en sueur après un quart d’heure, que son short est déjà tout crotté à force de tomber et que l’arbitre lui fait la gueule. Non, non, vous n’y êtes pas. Si vous devez avoir foi en Luis, c’est surtout parce que lui-même ne doute jamais, qu’il est infaillible, qu’il est le meilleur, un point c’est tout. D’ailleurs il se relève déjà et se déhanche là-bas pour appeler la balle. Si son défenseur direct l’a humilié vingt fois, qu’importe, Luis continuera à tenter encore et toujours son double contact ou à lui faire un petit pont. Luis rate deux penaltys de suite éliminant son équipe ? Il s’avancera pour le suivant vers le point de peno le regard noir et hautain. Une presse déchaînée appelle à sa substitution ? Luis signe un contrat de titulaire dans un autre club, et porte le brassard de capitaine en sélection. Luis voit arriver d’un mauvais œil un présomptueux Deco fraîchement naturalisé et un Zidane auréolé lui faire de l’ombre ? Ils apprendront à respecter M. Figo, à s’adapter à son jeu plus que lui au leur, même si pour cela Luis passera six mois à refuser obstinément de leur faire la passe.</p>
<p>Il faut, pour remettre Figo à sa juste place, s’entraîner au regard parabolique à l’image de ses centres et de ses corners. Il faut, pour percer le secret de Luis, se plonger dans l’ombre mâle de son corps trapu, et se faire quelques réflexions subfoot-jectives. Rivaldo et Ronaldo n’auraient sûrement pas été désignés meilleurs joueurs européens sans les passes décisives et les espaces créés par Luis, tout comme le Barça et le Real n’auraient pu soulever une nouvelle coupe d’Europe sans ses exploits individuels et ses ruses.</p>
<p>Concernant son parcours en Seleçao, rappelons que Luis fut le capitaine et le meilleur joueur de cette brillante équipe, cette génération dorée portugaise, victorieuse deux fois de la coupe du monde en catégorie jeune, qui généra par la suite tant d’attentes. Et puis peut-on vraiment parler d’échecs pour l’autre Seleçao, la senior cette fois, qui a réussi à atteindre successivement les demi-finale et finale du championnat d’Europe des nations avec Luis comme leader incontesté, avec le handicap de se coltiner des attaquants aussi efficaces qu’un Titi Camara fatigué ?</p>
<p>Sur un autre plan, à l’instar de Michael Laudrup en son temps, Luis ne serait pas parti à Madrid si le Barça lui avait enfin offert le statut de leader et d’étendard qui lui accordait Florentino Perez[1]. Un Luis qui signe aujourd’hui à l’Inter, pour un salaire moindre à ce que ne lui offraient certains clubs de préretraités anglais et qataris, mais qui présente l’avantage de pouvoir se frotter aux défenses de la Serie A, et de participer au moins un fois encore à la Champignon’s…Enfin, enfin, Luis le mercenaire, à 33 ans passés, n’a jusqu’à ce jour joué que dans 3 clubs[2]. Clubs où il sera devenu à chaque fois l’interlocuteur privilégié du président, clubs où ses compères successifs de vestiaires se sont jusqu’à présent bien gardé de soulever la moindre critique sur son comportement. Luis n’est pas une diva, Luis est simplement le meilleur, c’est lui qui vous le dit.</p>
<p>Ce qu’on reproche à Luis Figo finalement, c’est peut-être d’avoir été l’un des premiers prototypes de joueur professionnel complet et distant né dans les années 90, sachant privilégier tout autant ses intérêts personnels que ceux de son équipe du moment, conscient de sa valeur marchande, humaine et sportive dans un football converti aux rendements de taux décroissants. Et c’est pour ce spectacle à grand frais et pour son propre orgueil que Luis va continuer cette année encore à vouloir déborder des joueurs de 10 années de moins que lui, à tenter des passes de 40 mètres et à faire face aux sarcasmes des supporters bien installés dans leur canapé. Fier.</p>
<p>De toute façon, Luis vous emmerde tous! Car Luis a déjà réussi l’impossible : faire deux beaux enfants à la plus belle femme du monde.</p>
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