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	<title>subfoot &#187; domenech</title>
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	<description>Experts en jardinage since 2003</description>
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		<title>Comprendre Knysna depuis Sarajevo</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 09:48:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>thierry_P</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bosnie-France n’est pas seulement un bon résultat et la promesse d’un renouveau. C’est également un élément de comparaison intéressant aux évènements de Knysna. Ou comment, à partir de ce match réjouissant, mieux comprendre les défaillances Bleues de l’été ! Thierry Pellet reprend l’année en trombe !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1734" class="wp-caption alignleft" style="width: 129px"><a rel="attachment wp-att-1734" href="http://www.subfoot.com/?attachment_id=1734"><img class="size-full wp-image-1734" title="Chemin 2" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/Chemin-2.jpg" alt="" width="119" height="88" /></a><p class="wp-caption-text">Le chemin mènera t il l&#39;équipe de France plus près de Gilardi ?</p></div>
<p style="text-align: justify;">Larqué ironisait avant le match de la France face à la Bosnie : « <em>De toute façon, dans cette équipe, il n’y a que des sauveurs !</em> » Manière de rappeler le point de départ de l’aventure des Bleus version Blanc, et de relativiser les analyses à l’emporte pièce. L’ex capitaine des Verts ne fait pas toujours dans la dentelle intellectuelle, mais force est de constater que l’avant match de Bosnie-France sur RMC proposait quelques morceaux de réflexion intéressants. Courbis, surtout, lâchait les nerfs au gré de formules improvisées qui firent mouches en se concrétisant pendant le match, lui dont la théorie sur le niveau de l’équipe de France développe<strong> <span style="color: #000080;">l’idée d’un potentiel de joueurs mal exploité jusqu’ici</span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">RMC s’est fait une place au soleil en matière de commentaires sportifs, avec une batterie d’anciens joueurs et/ou entraineurs au profil de grande gueule éclairée (Di Meco, Fernandez, Courbis, Larqué…) et accompagnée de journalistes (Brisboit, Resseguier,…) ou d’éditorialistes (comme Riolo) de plus ou moins bonne facture. Le dernier nommé, Riolo, faisant figure d’épouvantail : un style peu commun jusqu’à lors, qui est aux commentaires sportifs ce que Lefebvre est à la politique, ce qu’on appelle un « porte-flingue » : la mauvaise foi et le contre pied faits rhétoriques.</p>
<div id="attachment_1737" class="wp-caption alignright" style="width: 154px"><a rel="attachment wp-att-1737" href="http://www.subfoot.com/?attachment_id=1737"><img class="size-full wp-image-1737" title="blog_riolo" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/blog_riolo.jpg" alt="" width="144" height="95" /></a><p class="wp-caption-text">Dommage que critiquer, ça soit déjà faire de la pub...</p></div>
<p style="text-align: justify;">Sans disserter ici du cas Riolo, son « analyse » dans la semaine internationale est justement assez rigolote pour être drôlement symbolique. Sur son blog, le garçon titre vendredi 3 septembre : « <em>D’une nullité sans nom…</em> » et le délicieux papier commence par un subtil : « <em>Blanc n’a rien changé et l’espoir d’un renouveau s’est donc transformé en véritable naufrage.</em> ». Puis, toujours sur son blog, le 7 septembre, il titre : « <em>Beaucoup mieux que zéro…</em> », et présente les choses avec toujours autant de goût pour la saveur : « <em>Après le cauchemar de vendredi, la France s&#8217;est imposé en Bosnie. Une belle et inattendue surprise&#8230;</em> » (On se refusera, par tact, de comprendre que l’auteur fut peut-être surtout surpris d’avoir tort.)</p>
<p style="text-align: justify;">Drôlement symbolique dans tous les cas, non ?</p>
<p style="text-align: justify;">De quoi, mais c’est très simple, tout bête : de la capacité de nuisance de l’environnement de l’équipe de France. Un environnement qui vit des effets de loupe et de style et rémunère son travail dans son potentiel de lignes et de mots, ces derniers n’ayant jamais autant de résonnances qu’aux chants d’Austerlitz ou de Waterloo. Ce n’est pas nouveau dans la réflexion conduite ici, et sous cette plume, dans les raisons du naufrage de Knysna : l’équipe de France s’est sabordée, en partie et, pour une autre, elle a été poussée dans son cauchemar par un environnement en tout point détestable ! Qui se ressemble s’assemble et, me direz vous, les Bleus de l’Afrique du Sud, en schématisant les Bleus de Raymond Domenech, étaient bien détestables ! Mais bon…</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1742" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a rel="attachment wp-att-1742" href="http://www.subfoot.com/?attachment_id=1742"><img class="size-full wp-image-1742  " title="loup-agneau" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/loup-agneau.jpg" alt="" width="210" height="127" /></a><p class="wp-caption-text">Le mouton est un loup pour le mouton, comme dit le proverbe grec !</p></div>
<p>Bon quoi, mais c’est très simple, tout bête :<strong><span style="color: #000080;"> le naufrage de Knysna, c’est moins un naufrage sportif qu’un naufrage en relations extérieures, qu’un accident organisationnel et fonctionnel.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le relèvement de Bosnie – France, à concrétiser sur d’autres matchs, trace d’ores et déjà des éclairages mécaniques sur les évènements de juillet. L’équipe de France qui a battu la Bosnie aurait pu prétendre à un bout du parcours de l’Uruguay jusqu’en demi-finale… une place en huitièmes déjà, aurait eu le mérite d’une qualification pour les matchs couperets qui est, à peu de choses près, le minimum syndical des pays phares du foot et, un quart, aurait posé la France, sur la décennie, parmi les grandes nations du foot capables d’enchainer de grosses performances (finale de2006) et des satisfecit (un quart dans cet exemple) d’une génération à l’autre. Ça n’a pas été le cas, et <span style="text-decoration: underline;">quelques grandes différences entre l’équipe de France de Knysna et de Sarajevo nous invitent à mieux comprendre le mois de juillet des Bleus en Afrique du Sud</span>, particulièrement si l’on pose les trois axes proposés plus haut : aspect sport, relations extérieures, organisation et fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière de sport, 4 chemins ne sont pas nécessaires pour dégager ou non des différences de moyens entre Knysna et Sarajevo. Mis à part l’intermède Oslo et l’inévitable relais qui suit la fin d’une grande compétition, Knysna et Sarajevo, en termes de sélectionnés, sont assez similaires. Si Gallas et Henry participaient objectivement à leur dernière aventure en Bleu, Abidal n’a pas encore repris, Ribéry, Evra et Toulalan sont suspendus par la Fédération, Gourcuff pour son carton rouge face à l’Afrique du Sud dans le troisième et dernier match de la Coupe du Monde. Quant aux présents de Sarajevo qui ont brillé, Benzema a raté le train de l’Afrique du Sud sans qu’il y ait à redire, Rami de même, et M’Vila s’est fais un nom lors de la présélection des 30&#8230; Le potentiel joueur n’a pas été considérablement modifié, si ce n’est que Blanc a construit un match référence sur une équipe type pour le moins « nouvelle » par sa charnière centrale et son milieu de terrain. Si les moyens humains sont sensiblement les mêmes, c’est bien l’utilisation de ce potentiel sportif qui change. En matière de sport donc, la vraie modification relève du banc, et c’est le sélectionneur. Rien de nouveau sous le soleil, le sélectionneur Domenech est remis en question da façon quasi-totale depuis l’Euro 2008 en Suisse-Autriche.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière de relations extérieures, d’organisation et de fonctionnement, les changements sont là, notables ! Sans entrer dans un concours d’exhaustivité qui demanderait de s’étendre plus longtemps dans la réflexion on pourra dégager quelques grands axes de transformation :</p>
<p style="text-align: justify;">-        <span style="text-decoration: underline;">Sur le rapport aux médias</span>, on est sorti <span style="color: #000080;"><strong>d’un cercle vicieux où les provocations se répondaient</strong></span> dans un mano (Domenech) à tercio (le reste du monde) malsain (situation de crise figée) et orchestré (dans laquelle tout le monde finit par trouver et tenir à crocs acérés son intérêt) <span style="color: #000080;"><strong>pour des temps d’échanges dans une volonté affichée de transparence</strong></span> et d’ouverture.</p>
<p style="text-align: justify;">-        <span style="text-decoration: underline;">Dans la gestion du groupe France</span>, on ne repère <span style="color: #000080;"><strong>plus d’équivoques à l’autorité du sélectionneur</strong></span> : 1/ équivoque extérieure qui puisse être incarnée par une force symbolique et légitime, ainsi que la crédibilité de Domenech était sérieusement mise à mal auprès des joueurs, malgré le soutien fédéral (Escalettes), par les critiques à fortes résonnances des anciens de France 98 notamment ; 2/ équivoque originelle alors que Domenech avait gardé son poste après l’Euro 2008 (un entêtement peu compréhensible) lors d’un comité fédéral resté dans les mémoires et objet de toutes les fuites documentées et disséquées !</p>
<p style="text-align: justify;">-        <span style="text-decoration: underline;">Dans le pilotage de l’équipe de France</span>, si le Président a d’ores et déjà imposé son rôle en première ligne, des têtes de gondole d’expérience lui facilitent la tâche en prenant leur part de pression et de lumière, avec Tournon et Emile surtout. Ce <span style="color: #000080;"><strong>« bloc de responsabilités » impose davantage le pilotage de Blanc</strong></span>, à partir de là plus « techniquement irréprochable ».</p>
<p style="text-align: justify;">De Knysna à Sarajevo, les joueurs n’ont pas ou peu changé. Evidemment, on ne change pas de meilleurs représentants en quelques semaines, sous le prétexte d’un échec collectif. Mais l’encadrement lui, a considérablement modifié l’exercice de la gestion du groupe Bleu et des relations extérieures. Des touches qui ne sont pas directement connectées au terrain mais qui semblent donner un champ libre d’expression pour les qualités footballistiques et physiques des joueurs. Sélectionneur n’est pas entrainer comme les autres, mais manager, piloter. La gouvernance de Blanc est entrée en fonction. Puisse-t-elle, comme elle l’espère dans ses intentions, emmener l’équipe de France vers des performances collectives propres à générer un enthousiasme partagé des tribunes au terrain, comme à la fin de Bosnie – France, quand Malouda donne l’accolade à d’anonymes et fidèles supporters !</p>
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		<title>Une histoire de grenouille et de cuisson</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 10:26:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>thierry_P</dc:creator>
				<category><![CDATA[ordre du jour]]></category>
		<category><![CDATA[domenech]]></category>
		<category><![CDATA[équipe de France]]></category>
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		<category><![CDATA[Téléfoot]]></category>

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		<description><![CDATA[L’interview n’est pas passée inaperçue. Raymond Domenech sélectionneur de l’équipe de France répond souvent aux questions des journalistes, mais ce n’est pas souvent que ses réponses sont sereines et mesurées. L’interview qui nous intéresse aujourd’hui est réalisée par le site Internet FIFA.com. Au détour d'une métaphore, Raymond se confie. Tirage de cheveux en deux, monde binaire oblige.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a rel="attachment  wp-att-785" href="http://www.subfoot.com/2010/03/une-histoire-de-grenouille-et-de-cuisson/grenouille/"><img class="alignnone size-full wp-image-785" title="grenouille" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/grenouille.jpg" alt="" width="142" height="96" /></a></em><em>L’interview n’est pas passée inaperçue. Raymond Domenech sélectionneur de l’équipe de France répond souvent aux questions des journalistes, mais ce n’est pas souvent que ses réponses sont sereines et mesurées. </em></p>
<p>Un exemple récent illustre la disposition du sélectionneur français à se montrer désagréable avec ses interlocuteurs. Téléfoot, un dimanche matin des semaines précédentes. A Christian Jeanpierre qui lui demande pourquoi il a tenu à ce qu’ils se rencontrent devant le musée de l’Apartheid en Afrique du Sud, il répond à peu de choses près qu’il faut être bête pour ne pas comprendre… Ambiance.<a rel="attachment wp-att-786" href="http://www.subfoot.com/2010/03/une-histoire-de-grenouille-et-de-cuisson/fifa-com/"><img class="size-medium wp-image-786 alignright" title="Domenech_FIFA" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/fifa.com_-192x300.jpg" alt="" width="192" height="300" /></a></p>
<p>L’introduction plante assez justement le décor. «<em> L’interview qui nous intéresse aujourd’hui est réalisée par le site Internet  FIFA.com. Symbole de ce bateau français qui a tangué mais qui n&#8217;a pas sombré, son sélectionneur, Raymond Domenech. Contre vents et marées, le tacticien natif de Lyon s&#8217;est accroché à son gouvernail.</em> ». Puis pose les termes du constat : « <em>A raison, puisqu&#8217;il a finalement su dompter l&#8217;adversité en amenant le navire français à bon port.</em> »</p>
<p>Ce « <em>A raison</em> » journalistique n’est pas faux : l’objectif du sélectionneur était de sélectionner les Bleus. Sur un critère d’efficacité des résultats, aucune remise en question n’est permise, l’objectif est atteint. Le sport consacre en effet un vainqueur, en l’occurrence une équipe qualifiée. Cette équation distingue vainqueur et perdant, et sa simplicité sonne creux, pour ne pas dire faux, ainsi qu’elle recouvre des réalités plus nuancées.</p>
<p>Juger d’une situation ne peut en effet se limiter stricto sensu à l’atteinte des résultats. Pour ordonner la complexité d’une situation, il convient d’interroger, outre les résultats eux-mêmes, d’autres éléments : au-delà de la qualification elle-même pour la Coupe du Monde, on peut interroger la popularité de l’équipe, on peut encore juger de la qualité du jeu proposé, on peut aussi questionner les choix effectués quant aux joueurs sélectionnés, etc.</p>
<p>Le présent questionnement pose les choses selon l’ordre suivant : « <em>Symbole de ce bateau français qui a tangué mais qui n&#8217;a pas sombré, son sélectionneur, Raymond Domenech. Contre vents et marées, le tacticien natif de Lyon s&#8217;est accroché à son gouvernail.</em> » (…) « <em>S’il a su dompter l’adversité en amenant le navire français à bon port, a-t-il eu raison de s’entêter ?</em> »</p>
<p>Cette interrogation formulée, Raymond Domenech lui apporte une réponse au cours de l’interview. Alors qu’on lui demande comment il a vécu à titre personnel les critiques qui ont jalonné le parcours qualificatif des Bleus, il avance une métaphore : « <em>Je raconte toujours l&#8217;histoire de la grenouille qu&#8217;on plonge dans l&#8217;eau bouillante : sur le coup elle va crier, elle va souffrir. Mais si on la met dans l&#8217;eau froide et qu&#8217;on fait monter la température de l&#8217;eau petit à petit, elle va tenir beaucoup plus longtemps ! Quand on est entraîneur, on est un peu comme ça : on vit dans le stress permanent, on ne vit que comme ça, tous les jours et tout le temps. C&#8217;est un état naturel !</em> »</p>
<p><a rel="attachment wp-att-789" href="http://www.subfoot.com/2010/03/une-histoire-de-grenouille-et-de-cuisson/interview-dans-le-texte/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-789" title="interview dans le texte" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/interview-dans-le-texte-300x56.png" alt="" width="300" height="56" /></a>Attardons nous un instant sur la métaphore de la grenouille plongée dans l’eau bouillante, en l’a détaillant. Elle demande, originellement, d’imaginer une expérience menée avec deux grenouilles.</p>
<p>La première est mise dans une casserole d’eau froide, placée sur le feu. La température de l’eau augmente petit à petit, permettant à la grenouille de s’habituer petit à petit à la montée de la température. Les choses évoluent si progressivement que la grenouille finit par être prise de cours : alors que la température devient presque insupportable, elle est prise au piège, et n’a plus la force de s’extraire de l’eau bouillante.</p>
<p>La seconde grenouille est mise fans une casserole d’eau déjà bouillante, placée sur le feu. La grenouille donne un coup de cuisses et s’extirpe aussitôt de l’eau bouillante, jugeant que les conditions ne sont pas supportables.</p>
<p>La métaphore de la grenouille illustre le danger de s’habituer à une situation qui s’envenime doucement. Plongé dans des circonstances difficiles, tendues, comment garder sa lucidité intacte pour juger ce qui est bon pour soi et rétablir la situation ? Les capacités de jugement de la première grenouille se sont altérées au fur et à mesure qu’elle a continuée à estimer les choses supportables, jusqu’à n’être plus capable de sortir de la casserole. La deuxième grenouille, qui s’extrait immédiatement de l’eau bouillante quand on l’y plonge, démontre que le contexte pèse sur la capacité de jugement.</p>
<p>Domenech utilise la métaphore dans de tous autres termes d’interprétation : de fait, il a fait front aux critiques explique t il, puisqu’il est plongé dedans depuis longtemps et s’est doucement fais à elles.</p>
<p>D’une interprétation à l’autre, la frontière est floue, et ne saurait être tracée avec justesse qu’avec le recul analytique des faits avérés et passés. La frontière en question pose en effet celle-là : à partir de quand faut il arrêter ? A partir de quand n’est on plus en mesure de se rendre compte que la situation est fichue ?</p>
<p>L’homme est cultivé, la métaphore célèbre. On en fera l’hypothèse.</p>
<p>Dans l’interprétation que fait le sélectionneur, alors que les critiques bouillent et les matchs des Bleus renforcent l’inquiétude de ses supporters, comment n’y pas voir une manière de confier une interrogation profonde : suis-je aller trop loin ? Aurais je déjà du donner ma démission ? Suis-je encore en train de résister ou déjà en train de cuir ?</p>
<p>Seulement, la question apporte en elle-même une part de la réponse au regard de la métaphore… La « grenouille Domenech » est bien consciente de la cuisson en cours et, pour preuve, la constate. Or, constate t elle qu’elle est en train de cuir, elle apporte la preuve de sa faculté de jugement de la situation.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-792" href="http://www.subfoot.com/2010/03/une-histoire-de-grenouille-et-de-cuisson/crucifixion/"><img class="size-full wp-image-792 alignleft" title="Domenech_crucifixion" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/crucifixion.png" alt="" width="143" height="85" /></a>Moins donc qu’une interrogation, Domenech est porteur d’un constat froid. Je vais cuir, ou le feu cesser de chauffer l’eau qui boue. Le « A raison » introductif du journaliste était donc le bon. Dans cette histoire, sans doute n’y aura t il pas de troisième voie, et la dichotomie vainqueur-perdant servira de réalité. Bonne chance à vous, monsieur Domenech.</p>
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		<title>Trois plans sur la comète</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 01:33:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[ordre du jour]]></category>
		<category><![CDATA[Bundesliga]]></category>
		<category><![CDATA[domenech]]></category>
		<category><![CDATA[honte]]></category>
		<category><![CDATA[irlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Réjouie du retour du Yugo et d'Izno, la rédaction n'en finit plus de déboucher les bouteilles de champagne. Même Gisèle aurait remis les pieds au bureau, comme dans le bon vieux temps : en éventail. En attendant que les petites bulles redescendent et que les maux de tête soient soulagés, trois plans sur la comète permettent de patienter jusqu'à la fin des barrages, avec le sourire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-633" href="http://www.subfoot.com/?attachment_id=633"><img class="alignnone size-full wp-image-633" title="comete" src="http://www.subfoot.com/wp-content/uploads/comete.jpg" alt="" width="113" height="150" /></a>Le destin de l’équipe de France a cela de comique qu’il n’a pas de chemin sans commentaire inlassable sur son sélectionneur. Le  scenario de mercredi soir s’annonce donc aussi savoureux par son résultat que par  l’avalanche de petites phrases qu’il ne manquera pas de déclencher, quel qu’il soit.  Revue des possibles, et de verbe.</p>
<p>L’IRLANDE PLANTE A LA 90<sup>EME</sup> ET  ELIMINE LA FRANCE AUX TIRS-AUX-BUTS</p>
<p>Le commentaire de Christophe Dugarry :</p>
<p>« Cela  fait des mois que l’incompétence de la FFF se complète des dérives d’un  sélectionneur incapable de donner des consignes de jeu et d’impulser autre chose que  des polémiques avec la presse. L’équipe de France est là où elle en est par  la faute d’un cercle qui doit absolument remettre les clefs à une équipe  jeune et qui a fait ses preuves sur le terrain. »</p>
<p>Le commentaire d’Estelle Denis :</p>
<p>« Non,  ça va, je ne vais pas non plus me marier à chaque fois que tu perds un match,  chéri ! »</p>
<p>Le commentaire de Zinédine Zidane :</p>
<p>« Euh,  comment dire, le foot, euh, c’est un match, et un résultat. Et, euh, je dirai,  c’est un drame, l’équipe de France a perdu, euh et, euh, c’est à son  sélectionneur d’en tirer, euh, les conséquences. »</p>
<p>Le commentaire de Thierry Roland :</p>
<p>« Putain  de merde ! »</p>
<p>Le commentaire de Loulou Nicolin :</p>
<p>« Des  tarlouzes ? Mais même pas ! Là, ce sont de vrais enculés ouais ! »</p>
<p>Le commentaire de Roger Lemerre :</p>
<p>« Il  y a d’autres pays à entrainer. Mais là, Raymond, ne te fais pas d’illusion, tu es  grillé. »</p>
<p>Le commentaire de Gérard Houiller :</p>
<p>« L’assassin sonne  toujours deux fois. Mais il n’a pas forcément le même visage »</p>
<p>Le commentaire de Jean-Michel Larqué :</p>
<p>« Je  l’avais dis. Je l’avais dis. Je l’avais dis. Je l’avais dis. »</p>
<p>L’IRLANDE FAIT UN MATCH HONORABLE ET PERD A  NOUVEAU PAR UN BUT D’ECART, LES BLEUS SONT QUALIFIES POUR LA COUPE DU MONDE</p>
<p>Le commentaire de Laurent Blanc :</p>
<p>« Bon,  c’est une bonne nouvelle pour le football français, quoique ça ne soit pas  vraiment une nouvelle en termes de jeu. »</p>
<p>Le commentaire d’Estelle Denis :</p>
<p>« Et  quand ils gagnent, les Bleus, je suis sensée faire quoi, moi ? »</p>
<p>Le commentaire de Jean-Michel Larqué :</p>
<p>« C’est  n’importe quoi ! On va tout droit à la catastrophe. Parce que je vais te dire : ce soir on est qualifié. Mais la Coupe du Monde, on l’a perdu avant même  d’atterrir en Afrique du Sud ! »</p>
<p>Le commentaire de Christian Jeanpierre :</p>
<p>« Est-ce  que M6 peut nous piquer des matchs des Bleus pendant la Coupe du Monde ?! »</p>
<p>Le commentaire de Céline Dion :</p>
<p>« C’est  peut-être bon mais ça ne vaudra jamais un patin roulé par mon René ! »</p>
<p>Le commentaire de Michel Platini :</p>
<p>« Ils  se sont qualifiés ? Ouais, c’est pas mal. Bon. De toute façon, ça n’a pas grande importance, tout ça, non ? L’important, c’est que le football soit une fête. »</p>
<p>FESTIVAL OFFENSIF DE L’EQUIPE DE FRANCE QUI  ETRILLE L’IRLANDE PAR QUATRE BUTS A ZERO</p>
<p>Le commentaire de Bixente Lizarazu :</p>
<p>« L’exultation  de ce soir ne doit pas nous faire perdre de vue que si il y a  qualification, et qualification il y a, elle est arrachée dans les barrages. Avec Domenech  à sa tête, l’équipe de France ne passe que par des trous de souris. »</p>
<p>Le commentaire de Jean Tigana :</p>
<p>« Je  suis prêt à quitter mes vignes pour rendre service à la France. Tout le monde s’en  fout ? »</p>
<p>Le commentaire de Thierry Henry :</p>
<p>« A  la mi-temps, j’ai dis au coach : Coach, on va marquer. »</p>
<p>Le commentaire de Stéphane Bern :</p>
<p>« Les  frappes de Gourcuff me scotchent au canapé. »</p>
<p>Le commentaire de Jean-Pierre Escalettes :</p>
<p>« Baisés,  ils sont baisés ! »</p>
<p>Le commentaire de L’Equipe :</p>
<p>« Nous,  on a jamais fais de l’anti-Domenech primaire. Maintenant, ils sont qualifiés.  Mais ils peuvent être éliminés au premier tour. »</p>
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